Résumé
Entre Magritte (pour le surréalisme comique) et Maigret (pour le réalisme mélancolique), ce dixième opus semalien propose quatorze nouvelles chansons mêlées à de petits textes humoristiques et à quelques fortes images poétiques. Mais c’est aussi une tendre méditation sur la relation père – fils, puisque Semal « dialogue » en scène, pendant tout le spectacle, avec son fils de 4 ans. Les musiques et arrangements de Frank Wuyts habillent ce seul-en-scène d’une trame musicale dense et bigarrée, aussi efficace dans le minimalisme (l’Unplugged Protestsong Guy Môquet) qu’en envoyant la sauce et les décibels (le tubesque On a la frite, qui flirte carrément avec la dance music !). Semal hume l’air du temps, l’ironie en bandoulière (Facebook, Botox Song, Les maladies nosocomiales, Les éclopés de la clope), l’émotion à fleur de peau (La fin du monde, Les bébés, les papas), la colère intacte (Chez nous, Dormir au chaud et le déjà nommé Guy Môquet). Avec de belles respirations poétiques (Etre utile), des moments de franche rigolade (La patate, La bite philanthropique). Et surtout… de bien belles chansons (Les Bals, Les BBQ’s et Les Crématoriums) !