Résumé
Avec sa langue inimitable, à la poésie sautillante, à l’humour ravageur ; avec sa conscience politique et un véritable amour des « petites gens »; avec son sens aigu de la musicalité des mots ; avec tout ça, Ascanio Celestini a construit en quelques années une grande œuvre de théâtre.
Evoquant une nouvelle fois la relation entre la classe dominante et la classe dominée, Celestini renverse ici son point de vue : ce sont à présent les puissants qui parlent.
Au milieu d’un tas de caissettes en bois, avec férocité et un plaisir ostensible, David Murgia donne vie à ces politiciens ou chefs d’entreprise dont le discours, débarrassé de son vernis de respectabilité, se pare d’un grotesque aussi comique qu’effrayant. La docilité du peuple, la démission des syndicats, le marché globalisé, tout cela est salué par des personnages hilares et dénués du moindre remords.
Entrecoupant ces discours de petites historiettes riches de sens dont il a le secret, Celestini produit un spectacle tout simplement magistral, où l’on rit aux éclats mais qui met aussi le doigt sur les aberrations de nos sociétés modernes.
Et, accompagné par la guitare de Carmelo Prestigiacomo, David Murgia livre au passage une prestation saisissante, confirmant son immense talent.
Prix du public Festival Off/Avignon 2013.
Meilleur spectacle de Théâtre
Prix de la Critique 2013.
Meilleur spectacle