Résumé
Ils sont drôles, ces gens qui parlent des petits riens de la vie de tous les jours, avec leurs raisonnements un peu étroits : les deux voisines qui évoquent le décès de Monsieur Geissrathner, la femme du policier qui l’empêche de regarder son match de foot tranquillement, les deux couples de politiciens en vacances à la mer… C’est tellement drôle qu’on en oublierait presque leurs propos… Mais voilà que leurs esprits s’échauffent, ça ne fait plus aucun doute, ils sont sérieux : leurs idées fascistes les aveuglent complètement ! Et les 5 saynètes comiques imaginées par Bernhard basculent dans l’horreur : ces citoyens respectables n’en peuvent plus d’étouffer toute cette rancœur et déversent avec fracas des flots de haine raciste trop longtemps contenue, relents d’un nazisme qu’on croyait oublié. Avec un humour caustique, Thomas Bernhard dénonce une fois de plus l’hypocrisie de l’Autriche d’après-guerre, qui au-delà d’une apparente tolérance, refuse d’abandonner les valeurs nazies. Aujourd’hui, alors que la montée de l’extrême droite n’est plus un secret pour personne dans nos contrées, ces courtes pièces sont d’une comique actualité. Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar avec la participation de la Maison de la Culture d’Arlon/ Centre Dramatique. —————————————————————- Débat – rencontre : Tolérance ? Au-delà des apparences… Le vendredi 23 mars à l’issue du spectacle (vers 22h) Intervenants : Maître Simon Gronowski, ancien déporté échappé du convoi vers les camps, Monsieur Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique Francophone et Monsieur Patrick Charlier, coordinateur du Département racisme et intégration au Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme. – Dans le cadre de la Semaine d’Actions Contre le Racisme organisée par le MRAX –