Résumé
Seul en scène, Jacques Sereys vous convie à une promenade enchantée dans les jardins du temps perdu. Tel un orfèvre se penchant sur la formidable horlogerie du souvenir, il réveille avec délicatesse un monde qui n’est plus. Et si vous pensez encore que l’univers de Proust est rasoir ou alambiqué, le comédien, sociétaire honoraire de la Comédie-Française, vous prouvera le contraire et convertira même les plus rétifs, grâce à sa passion pour l’œuvre de l’auteur.
Prenant du recul par rapport à ses analyses torturées, Jacques Sereys donne chair et vie à un texte que l’on redécouvre avec ravissement. Avec une joie ostensible, il campe une douzaine de personnages nés de la plume de Proust. Tour à tour, il incarne ainsi Mme Verdin, Françoise, la mère de l’auteur ou sa tante Léonie, pour évoquer les dernières vacances à Combray, une certaine madeleine chargée d’effluves, le clocher de l’église « comme une grosse brioche »…
Tantôt facétieux, attendri, drôle ou mélancolique, il nous plonge dans les méandres de la mémoire proustienne et en extrait avec merveille toute la cocasserie, sans lourdeur, avec élégance et sobriété.
Molière 2006 du meilleur comédien pour Jacques Sereys.
Un spectacle du Petit Théâtre Montparnasse présenté par Atelier Théâtre Actuel.