Résumé
« Terzieff, tu nous fulgures » (écrit à la bombe sur le mur du Théâtre Jean Vilar, il y a 20 ans, par un étudiant) Manhattan, 1928. Tard dans la nuit. Costume clair et rayé, Erié Smith entre en chaloupant jusqu’au comptoir d’un hôtel qui a connu des jours meilleurs. Un peu truand, un peu joueur, le dandy aimait Hughie, le gardien de nuit à l’écoute complice. Il avait pris l’habitude de lui raconter ses exploits ; des histoires de filles, de chevaux de course et de paris gagnés. Mais Hughie est mort et son remplaçant n’aime pas les palabres des clients noctambules. Avec lui, Érié va devoir improviser et tout recommencer… ou y passer. Car sans auditeur, Érié n’est plus rien. Rencontre de deux solitudes parallèles, dialogue de sourds aussi cocasse que désespérant, Hughie révèle la vacuité de pauvres existences sans histoires comme excelle à les tisser Eugène O’Neill. L’auteur a reçu le Prix Nobel de littérature en 1936. Le portrait de ces vaincus de la vie sociale, condamnés à fuir la brutalité et la médiocrité de leur existence dans le rêve d’une vie plus excitante, est la métaphore de toute condition humaine réduite à vivre par le biais des illusions. Laurent Terzieff Laurent Terzieff est un compagnon de longue date de l’Atelier Théâtre Jean Vilar, il était déjà de l’aventure en 1981, dans Une Heure avec Rainer Maria Rilke aux côtés de Claude Aufaure, qui lui donne à nouveau la réplique dans Hughie. Citons aussi L’Ambassade, Ce que voit Fox, Temps contre temps et Henri IV, une création à Louvain-la-Neuve qui fut suivie de 180 représentations en tournée et qui valut à Laurent Terzieff et à Armand Delcampe le prix Luigi Pirandello en Italie. Une production de la Compagnie Laurent Terzieff