Résumé
Le théâtre de Nathalie Sarraute porte sur l’invivable, sur ce qu’en général on évite de remarquer ou que l’on tait. Il fait entendre sur scène ce que d’ordinaire on ne veut pas entendre. Théâtre de l’aveu, de l’impudeur à force de tourner autour, de pointer du doigt tout ce qui, habituellement, est tu. C’est le scandale. Ces courtes pièces sont construites comme des mécanismes. La mise en route – on pourrait dire la mise à feu – se déclenche à cause d’un détail.