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Théâtre

Ô Vous, Frères humains

Distribution

D’après Ô Vous, Frères humains d’Albert Cohen, paru aux éditions Gallimard –  Mise en scène : Jonathan Fox – Avec Bernard Cogniaux – Scénographie : Sarah Brunori – Création lumières : Gaetan van den Berg – Assistanat à la mise en scène : Chléa Bormans – Régie : Nicolas Francq

Résumé

Le jour de ses dix ans, en 1905, Albert Cohen se fait traiter de « sale youpin » par un marchand ambulant. Ce jour-là, il découvre simultanément qu’il est juif et que cette différence fait de lui un paria. Plus de 65 ans plus tard, il tire de cette expérience marquante Ô Vous, Frères humains. Dans le style généreux et poétique qu’on lui connait, l’auteur de Belle du Seigneur dénonce l’absurdité et la violence destructrice de toutes les discriminations. Il nous rappelle que notre temps sur terre est compté et que nous ne devons pas le gaspiller à haïr nos semblables. Profondément touché par ce texte, Bernard Cogniaux le porte à la scène en 2000. En effet, quoi de mieux qu’un spectacle pour savourer collectivement la beauté de la langue de Cohen et son appel à la tolérance et à la fraternité ? Il touche le public droit au cœur et remporte le Prix de la Critique du meilleur seul en scène. 25 ans plus tard, le comédien remonte sur les planches avec ce texte plus que jamais nécessaire.

Beaux Jeunes Monstres

Distribution

Radioscénie : Florent Barat, Émilie Praneuf et Sébastien Schmitz – Avec Florent Barat, Michel Bystranowski, Michele De Luca, Alex Jacob, Amélie Lemonnier, Sylvie Nawasadio, Émilie Praneuf, Deborah Rouach, Sébastien Schmitz, Juliette Van Peteghem et Candy Saulnier – Composition musicale et sonore : Sébastien Schmitz – Direction technique : Margot Rogron – Ingénierie sonore : Michel Bystranowski – Direction des chœurs : Juliette Van Peteghem – Scénographie : Sébastien Corbière – Création lumières : Sibylle Cabello – Costumes : Marine Vanhaesendonck – Assistanat à la mise en scène : Gaspard Dadelsen et Antoine Pouchoulou – Production et diffusion : Anne Festraets

Résumé

Atteint d’une infirmité motrice cérébrale, William est un garçon de 14 ans enfermé dans son corps. Ne pouvant pas parler, il nous invite à entrer dans sa tête pour suivre son histoire, de sa naissance à son émancipation aux côtés de ses copains d’internat « tous plus amochés les uns que les autres ». Sur le plateau, transformé en studio d’enregistrement feutré, un chœur de onze interprètes joue une kyrielle de personnages et élabore en direct la musique, les bruitages et les ambiances de ce récit extraordinaire. Pour vivre ce voyage sonore épique au plus près des sensations du jeune Willy, la dimension acoustique du spectacle passera par des casques audio distribués à l’entrée de la salle. Fondé en 2011, Le Collectif Wow ! est une bande d’artistes qui questionne le monde au travers du langage radiophonique et sonore. Leur spectacle Beaux Jeunes Monstres n’est ni une pièce de théâtre à entendre ni une fiction radio à voir, mais une forme hybride et pluridisciplinaire à la croisée de l’oratorio (par son intimité), de l’épopée (par son envergure) et du concert (par sa fougue).

Le Dragon

Distribution

Adaptation : Benno Besson revue par Mireille Bailly – Création et réalisation : Axel De Booseré et Maggy Jacot – Avec Mireille Bailly, Julien Besure, Karen De Paduwa, Fabian Finkels, Thierry Janssen, Othmane Moumen, Marvin Schlick et Elsa Tarlton – Création lumières : Gérard Maraite – Création musicale : Guillaume Istace – Maquillage : Pauline Lescure et Wendy Willems – Coiffure : Michel Dhont – Assistanat à la mise en scène : Julia Kaye – Création vidéo : Alan Beurms – Chorégraphie : Darren Ross – Régie lumière : Viktor Budo – Régie son : Tom Falaschi – Régie plateau : Johane Escude et José Bonga – Habilleuse : Tatania Strobbe

Résumé

Depuis 400 ans, un dragon terrifiant, capable de prendre diverses apparences humaines, règne en tyran sur la cité. Chaque année, la population doit payer un lourd tribut au dragon en lui offrant en sacrifice une jeune fille. Jusqu’au jour où Lancelot, héros professionnel, arrive dans la ville et s’éprend d’Elsa, la prochaine jeune femme désignée et résignée. Il décide alors de tuer le dragon et provoque le monstre en duel. Ce chef-d’œuvre de Schwartz, écrit durant la Seconde Guerre mondiale, en plein essor du nazisme, use de la métaphore avec brio et humour pour dénoncer le pouvoir absolu. Sa plume, d’une inventivité extraordinaire, féérique, est aussi intelligente que percutante. Un théâtre qui met l’individu en face de ses choix et des conséquences qui en résultent. Après le triomphe de leur mise en scène du Dragon sous chapiteau en 2001, Axel de Booseré et Maggy Jacot reviennent au Vilar avec une toute nouvelle version de ce fantastique spectacle.

Chance

Distribution

Écriture, mise en scène et jeu : Céline Beigbeder – Avec et en collaboration avec Tania Roos et Eva Zingaro – Aide à la mise en scène et à la dramaturgie : Julie Nathan – Création lumières : Nelly Framinet avec le soutien ponctuel de Selim Bettahi – Composition musicale : David Chazam et Paolo De La Croix – Théâtre d’ombres : Céline Beigbeder en collaboration avec Marie Delaye et Julie Michaud – Scénographie et accessoires : Céline Beigbeder et Alexandra Sebbag – Assistanat scénographie : Cee Füllemann – Costumes  : Alexandra Sebbag – Régie lumières : Juan Jose Borrego – Régie son et vidéo : Alice Spenle/Quentin Connan – Assistanat costumes : Lola Barrett – Stagiaires costumes : Elise Auriol, Sarah Dajour et Shanti Sinimalé-Hatton –  Régie générale : Manu Maffei – Régie plateau : Basile Delaunoit – Direction technique : Jacques Magrofuoco – Construction : Le Vilar et le Service des arts de la scène de la Province du Hainaut

Résumé

Trois femmes. Tout d’abord Céline, mère d’un petit garçon en situation de « handicap intellectuel ». Elle en est fière et heureuse. Ensuite, Tania, musicienne. Elle possède la même singularité génétique que cet enfant. Et la troisième, Eva, partage leur amour du théâtre. Toutes trois incarnent avec humour les difficultés quotidiennes imposées aux personnes en situation de « handicap » et à leurs familles. Par le théâtre, par la musique live de Tania et avec une irrévérence joyeuse, elles nous font entrer dans ce monde parallèle. On y est peut-être plus heureux et peut-être plus conscient aussi de la richesse de l’humanité. Quand elles sont rattrapées par la violence de l’exclusion, elles tiennent le cap pour nous raconter leur utopie : et si un monde qui n’excluait pas était possible ? Metteuse en scène et comédienne, Céline Beigbeder porte des projets aux fables étonnantes et toujours rigoureusement documentées. Pour la quatrième année consécutive, nous collaborons avec onze lieux de culture du Brabant wallon pour présenter une création du Vilar aux quatre coins de la province. Elle passera forcément près de chez vous !

Le Garçon du dernier rang

Distribution

Mise en scène et conception : Jessica Gazon – Co-conception et dramaturgie : Morena Prats – Avec Astrid De Toffol, Monia Douieb, Hyacinthe Hennae, Louise Manteau, Morena Prats et Anna Solomin-Ohanian – Scénographie : Aline Breucker – Création sonore : Ségolène Neyroud – Création lumières : Guillaume Toussaint Fromentin – Costumes : Élise Abraham – Assistanat général et dramaturgie : Anaïs Moray

Résumé

Une professeure de littérature corrige les rédactions de ses élèves. Une pépite surgit parmi une multitude de copies médiocres. C’est le texte de Claude, ce garçon toujours installé au fond de la classe. Son sujet, la vie d’un de ses camarades de classe. Fascinée par l’écriture du jeune homme qui flirte entre voyeurisme et exercice littéraire, l’enseignante l’encourage à poursuivre ce feuilleton… Le Garçon du dernier rang pose subtilement et subversivement des questions inhérentes à la littérature. Est-ce qu’écrire peut nous extraire de nos conditions de vie ? À quel prix ? Quelles en sont les limites et selon quelle morale ? Jusqu’où un écrivain peut-il puiser dans la réalité des autres pour écrire une « fiction » ? Cette pièce espagnole, écrite en 2000, a été créée en français en 2009. Trois ans plus tard, François Ozon l’adapte au cinéma sous le titre Dans la maison. Venez redécouvrir cette intrigue jouée pour la première fois au Vilar en 2024.

Les Enchantements

Distribution

Mise en scène : Cathy Min Jung – Avec Onur Aydin, Mahi Hadjammar, Anaïs Moray, Adel Namli, Warda Rammach et Estelle Strypstein – Avec les voix de Habib Ben Tanfous, Ronald Beurms, Hippolyte Bohouo, Ben Hamidou, Valérie Lemaître, Alexandre von Sivers et Bogdan Zamfir – Scénographie : Ronald Beurms – Création lumières : Aurélie Perret – Création sonore : Sébastien Fernandez – Création vidéo : Allan Beurms – Régie son et vidéo : Sebastien Destrait – Régie lumière : Gauthier Minne – Costumes : Alexandra Sebbag – Mouvement-chorégraphie : Clément Thirion – Assistanat à la mise en scène : Hugo Favier – Chargé de production : Mathieu Huberty – Régie générale : Jérémy Vanoost

Résumé

C’est l’été dans la cité des Enchantements. Il fait une chaleur accablante, la piscine municipale est fermée et l’argent manque à Mo, Lu, Tratra, Maï, So et Cha pour s’évader vers d’autres horizons : Dubaï, Marseille… Peu importe, tant qu’il y a la mer. Qu’à cela ne tienne, nos six jeunes ne vont pas attendre les bras croisés entre le béton et l’ennui. S’ils ne peuvent pas aller à la mer, c’est la mer qui viendra à eux ! Portés par une ambition débordante, ils décident de transformer leurs blocs d’appartements en une station balnéaire improvisée. Ils réinventent leur quotidien et font de cet été un véritable enchantement en attendant la pluie… Une pluie douce et libératrice. Grâce à des dialogues savoureux, pleins d’humour et d’impertinence, Clémence Attar retranscrit avec justesse l’énergie, les attitudes, les mots et les codes de langage de l’adolescence.

Toutes les Beautés du monde

Distribution

De et avec Siam De Muylder, Manoël Dupont, Jérémy Lamblot et Léopold Terlinden – Collaboration et interprétation : Véronique Dumont – Création technique : Nicolas Ghion – Scénographie : Noémie Vanheste – Création musicale : Olivia Carrère – Création costumes : Cosette Mangas – Création digitale : Ioulia Marouda – Création lumières et régie générale : Manu Maffei – Collaboration à l’écriture : Naala Vanslembrouck – Assistanat à la mise en scène : Camille Léonard – Dramaturgie : Pierre Deguée – Patines : Eugénie Obolensky / Noémie Vanheste – Regard extérieur : Simon Thomas – Stagiaire scénographie et patine : Noémie Scutenaire – Régie Lumières : Nicolas Lomba – Régie Son : Quentin Connan – Régie Vidéo : Thomas Plissart – Construction décor : Atelier théâtre des Galeries (Félicien Van Kriekinge) – Direction technique : Jacques Magrofuoco – Avec l’aide de l’équipe technique du Vilar.

Résumé

Pour donner un nouveau souffle à son entreprise familiale, la directrice du parc animalier L’Écrin du Borinage décide de faire appel à une société de réalité virtuelle et augmentée. Elle espère, grâce à ce dispositif innovant, offrir à son zoo un avenir meilleur. Ainsi débarquent des spécialistes de l’entertainment moderne au secours du divertissement d’hier pour l’élaboration du premier parc animalier virtuel. À travers ce spectacle, le collectif .jpeg s’attaque à une spécificité de notre temps : la virtualisation du corps à l’heure de la disparition du vivant. Fondé en 2017 par cinq étudiants de l’Institut des Arts de Diffusion (IAD), ce jeune collectif explore principalement l’influence des technologies numériques sur notre intimité, nos relations sociales, notre rapport au monde et nos imaginaires à travers des récits fictionnels tragi-comiques.

Le Prénom

Distribution

Mise en scène et costumes : Cécile Florin – Avec Catherine Decrolier, Audrey D’Hulstère, Alexis Goslain, Frédéric Nyssen et Patrick Ridremont – Scénographie : Dimitri Shumelinsky

Résumé

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à diner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse, on le presse de questions sur sa future paternité. Quand on lui demande s’ils ont déjà choisi un prénom pour l’enfant à naitre, sa réponse plonge la petite assemblée dans le chaos… Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière s’en sont donné  à cœur joie dans cette pièce créée en 2010 et adaptée au cinéma en 2012 avec Patrick Bruel dans le rôle principal. C’est incisif, rapide, mordant, saignant même, et irrésistiblement drôle à la fois.

Une Traversée

Distribution

Mise en scène et dramaturgie : Natacha Belova et Tita Iacobelli – Avec Émilie Eechaute, Lou Hebborn ou Marina Simonova (en alternance) et Élise Reculeau – Conception des marionnettes : Natacha Belova et Marta Pereira – Scénographie : Aurélie Borremans – Création sonore : Simón González – Costumes : Jackye Fauconnier – Chorégraphie, regard extérieur : Nicole Mossoux – Création lumières : Aurélie Perret – Assistanat à la mise en scène : Lou Hebborn – Construction : Ralf Nonn – Production : Thérèse Coriou et Charlotte Evrard

Résumé

Dans les ruines de sa maison, détruite par la guerre, une jeune enfant joue avec un chaton. Par des histoires fantastiques qu’elle se raconte, elle cherche à appréhender ce nouveau monde de l’autre côté du miroir et se lance dans un jeu de survie, où les compromis, le désespoir et l’empouvoirement font grandir. Un jeu pour ne pas sombrer et ne pas oublier son nom et ses origines. Un jeu auquel il faut participer, même en tant que Pion, sur le grand échiquier, quand bien même il aurait mieux fallu être Reine. Après ses deux spectacles multiprimés Tchaïka et Loco, la compagnie reconnue internationalement pour son travail de la marionnette s’inspire de la suite des aventures d’Alice au pays des merveilles. À travers les yeux d’une enfant, Une Traversée explore les mystères et les mécanismes de la conscience et de l’imagination qui s’activent pour faire face à l’absurdité de notre monde au bord de l’effondrement, déchiré par la folie de la guerre.

Le Silence de Claire Lagrange

Distribution

Écriture et mise en scène : Céline Delbecq – Avec Louison De Leu et Céline Delbecq – Scénographie : Ronald Beurms – Création sonore : Pierre Kissling – Création technique : Aurélie Perret – Régie générale : Sébastien Destrait – Création vidéo : Alice Piemme – Création lumière : Jérôme Dejean – Costumes : Elise Abraham – Collaboration à la mise en scène : Jessica Gazon – Assistante à la mise en scène : Amber Kemp – Doublure plateau en répétition : Aude Van Dam – Conseil voix : Emilie Maquest – Conseils dramaturgiques : Rita Freda et Christian Giriat – Régie en tournée (en alternance) : Sébastien Destrait, Aude Dierkens, Mathieu Libion, Léa Vandooren et Zacharie Viseur – Régie lumières : Nicolas Francq

Résumé

Un grand établissement séparé de la ville par une épaisse et sombre forêt. Dans l’espace commun de cette demeure, Madame court d’une pièce à l’autre, préoccupée par des chiffres, des grilles, des listes… et cette fissure dont il faudrait qu’elle s’occupe. Jean et Silvia, deux résidents, échangent au sujet de « la nouvelle », Claire Lagrange. Elle peint, lentement, machinalement, avec de la gouache pour enfant. Sa lenteur extrême contraste avec l’agitation dans laquelle elle est arrivée quelques jours plus tôt. Jean et Silvia cherchent à comprendre ce que peut recouvrir son silence, se souviennent de ce qu’elle a dit dans son agitation, écoutent à travers les murs, sondent chaque indice. De l’autre côté de la forêt, Madame Lagrange, la mère de Claire, est perdue. Jamais elle n’aurait pu imaginer qu’un tel évènement surgirait dans leur famille… Mêlant théâtre de Playmobil et poésie, Céline Delbecq nous plonge dans un récit sensible où les fissures du monde révèlent la nécessité du lien et de l’émerveillement.

La Mouette

Distribution

Version pour la scène, dramaturgie et mise en scène : Frédéric Dussenne – Avec Rachid Benbouchta, Lara Ceulemans, Axel Cornil Godefroid, Roda Fawaz, Mehdy Khachachi, Bleuenn Regniau, Fabrice Rodriguez, Ariane Rousseau, Peggy Thomas, Benoît Van Dorslaer et Edson Pedro Muanga – Traduction : Antoine Vitez et Elsa Triolet – Scénographie : Vincent Bresmal – Création lumières : Renaud Ceulemans – Costumes : Romain Delhoux – Assistanat à la mise en scène : Quentin Simon – Responsable musicale : Christine Leboutte – Chorégraphie : Koen Augustijnen – Chargé de production et coordinateur technique : Simon Gautiez – Administration générale : Laura Mortier – Diffusion : MTP Memap ASBL – Régie générale : David Goubeau – Construction : Zoé Ceulemans / Vincent Rutten.

Résumé

La Mouette, c’est une pièce mythique d’une incroyable richesse. À travers l’histoire d’une famille, elle nous emmène dans une passionnante réflexion sur l’art, les inégalités sociales, les conflits entre générations, le temps qui passe et l’amour. Surtout l’amour. « Cinq tonnes d’amour », disait Tchekhov lui-même. C’est l’été, une scène improvisée se dresse en bord de lac, sur le domaine familial. Treplev s’apprête à jouer sa première pièce, un manifeste pour un théâtre nouveau. Il a confié le rôle principal à Nina dont il est amoureux. Elle rêve d’être comédienne. Treplev a invité sa mère, Arkadina, actrice en vue à Moscou, et l’amant de celle-ci, Trigorine, auteur à succès. Comment ces artistes reconnus, qui appartiennent à l’ancienne génération, vont-ils réagir face à sa pièce innovante ? Fort de 40 ans d’expérience de la scène, Frédéric Dussenne monte ce grand classique du théâtre. Il s’entoure d’une merveilleuse équipe de onze comédiens et comédiennes, qui mêle artistes chevronnés et nouveaux talents.

Respire

Distribution

De et avec Geneviève Damas – Regard extérieur : Vincent Hennebicq – Création musicale : Fabian Fiorini – Création sonore : Antoinette Collard – Création lumières : Jérôme Dejean – Assistanat à la mise en scène : Mathilde Audoynaud – Costumes : Émilie Jonet – Direction technique : Mathieu Bastyns – Diffusion : Amélie Hayoz – Communication : Nina Dherte – Médiation : Olivia Goffin et Sandrine Bonjean – Administration de production exécutive : Julie-Anaïs Rose – Régie : Nicolas Lomba

Résumé

Sur scène, Geneviève Damas nous raconte l’histoire d’une famille, les valeurs qui se transmettent entre générations, les non-dits, l’argent et les inquiétudes qu’il suscite. Cette histoire, c’est son histoire. Cette famille, la sienne. Elle nous fait le cadeau de nous emmener dans son intimité, en toute simplicité. Avec quelques projections d’anciennes photos de famille, elle remonte le fil des années et nous raconte sa grand-mère universitaire, son grand-père marqué par la guerre, la dot que sa mère lui a proposée, la bibliothèque de son père… Après nous avoir régalés avec ses précédentes créations (Quand tu es revenu, La Solitude du mammouth, Perfect Day…), Geneviève Damas revient avec un spectacle piquant, sur le mode de la confidence. Avec le talent qu’on lui connait, elle démêle les fils de son histoire familiale pour mieux comprendre qui elle est aujourd’hui et son rapport à l’argent.
Une famille de quatre cachalots nage ensemble dans une eau bleu clair. Les baleines nagent près de la surface, et des ondulations à la surface de l'eau sont visibles au-dessus d'elles. Une lumière ondulante provenant de la surface se reflète sur leur dos.

Ad-dicere

Distribution

Conception, écriture et mise en scène : Yvain Juillard – Avec Sarah Devaux, Lucas Jacquemin, Nathalie Laroche et Lenni.e Prézelin – Régie générale/petite construction : Jean-François Philips et Idrissa Sawadogo – Création lumière magique : Jean-François Philips – Création son : Jean-François Lejeune – Régisseur son : Olivier Trontin – Scénographie : Boris Dambly – Construction marionnette : Céline Pagniez et Yvain Juillard – Costumes : Sophie Denbleue – Assistanat à la mise en scène : Caroline Goutaudier (avec l’aide de Siham Berrada) – Conseil scientifique : Yves Rossetti, Céline Cappe, Valérie Goffaux et Olivier Colignon – Production et diffusion : Sarah Caron – Administration : Caroline Goutaudier – Recherche magie : Vincent Tandonnet, Allan Sartori et Foucauld Falguerolles et Yvain Juillard – Voix off : Caroline Goutaudier et Yvain Juillard – Sculpture et peinture : Sophie Denbleue – Réalisation film : Yvain Juillard (réalisateur), Julien Bechara (assistant réalisateur), Fred Labeye (directeur de la photographie), Steve François (assistant caméra), Lucas Marbach (chef électricien), Ellie Bechara (jeu) – Compositing et développement 3D : Poolpio (avec Hervé Verloes, Mathieu Demany, Boris Walravens et Geoffrey Minez; et stagiaires, Michal Zimnoch, David Muradas Gallardo et Léa Schaller) – Construction scénographie : Yvan Harcq, Joachim Hesse, Joachim Pochet, Yves ‘Biquet’ Philippaerts – Écriture magique : Yvain Juillard

Résumé

2054. Tout est semblable à aujourd’hui, mais « en pire ». L’IA assure le pilotage des projets et optimise le travail des humains, les écrans sont omniprésents. Le jeu télé du moment ? Des candidats endettés viennent chercher l’espoir d’un nouveau départ. Le grand gagnant deviendra l’égérie d’une campagne de prévention contre le fléau que représente l’addiction aux jeux d’argent. Mais que va-t-il se passer lorsque notre coqueluche se rebellera contre les pratiques d’un (neuro)marketing exacerbé ? La magie du théâtre opère alors et nous plonge dans le monde des abysses. Un monde parfois dissonant, peuplé d’êtres hybrides, de monstres accueillants qui, à leur tour, nous posent une énigme… À travers une série de tableaux surréalistes, le spectacle aborde sous l’angle de l’humour les paradoxes de notre modernité. Tandis que le marketing consumériste a conquis nos cerveaux par les promesses de confort, de profit ou de bonheur, les addictions nous assujettissent et nous conduisent à des comportements non maitrisés. À l’heure où l’humain se positionne en maitre absolu de la nature, est-il encore libre de penser et d’agir selon sa volonté propre ? Et si nous apprenions à réécouter le vivant pour recréer du lien entre nous ? Par sa nouvelle création, Yvain Juillard mêle théâtre et magie nouvelle. Accompagné à l’écriture de chercheurs et chercheuses en neurosciences, il nous propose une réflexion pleine de sens et terriblement d’actualité.

Silence du chœur

Distribution

Mise en scène : Marie-Aurore d’Awans – Avec Aminata Abdoulaye Hama, Silvia Guerra, Francesco Italiano, Sina Kienou, Serge Koto Bio, Anne-Marie Loop, Rodrigue Norman, Deborah Rouach, Gaia Saitta, Ibrahima Diokine Sambou, Eva Zingaro-Meyer et un chœur (distribution en cours) – Adaptation et dramaturgie : Denis Laujol – Création sonore : Ibaaku – Scénographie : Aurélie Borremans – Création lumières : Emily Brassier – Création costumes : (en cours) – Assistanat à la mise en scène : Coline Fouquet

Résumé

72 gars d’Afrique de l’Ouest débarquent dans un petit village au pied de l’Etna. Leur arrivée divise les habitants. Commence alors un temps suspendu : l’attente des papiers avec cette latence qui attise la méfiance et use les volontés. Au fil des mois, les solidarités faiblissent à mesure que les certitudes politiques se muent en frustrations. Sur le plateau, 11 comédiens et comédiennes et une dizaine de figurants font vivre cette fresque en français dans laquelle résonnent aussi l’italien, le bambara ou le sérère. Avec l’urgence de son engagement auprès des personnes exilées, Marie-Aurore d’Awans s’empare de ce magnifique texte et soulève une question brulante : que sommes-nous prêts à partager avec ceux qui arrivent ?

L’Extinction des émotions

Distribution

Mise en scène et vidéos : Alexandre Drouet – Avec Hyuna Noben et Thibault Wathelet – Collaboration artistique et coaching objet : Isabelle Darras – Scénographie : Ronald Beurms – Création lumières : Candice Hansel – Musiques originales : Jérôme Dejean – Assistante de production : Malorie Moneaux – Assistante à la mise en scène : Victoria Scrivner

Résumé

Mai 2022. Le comédien Thibault Wathelet contacte son ami Alexandre Drouet pour l’aider à réaliser des capsules vidéo sur la dépendance à l’alcool. Ils interviewent alors 15 personnes, certaines en pleine lutte contre l’alcoolisme, d’autres abstinentes depuis un temps plus ou moins long. Thibault pose les questions, Alexandre filme. Tout est tourné dans une maison à Ottignies : Patchwork, un service qui accompagne et aide les personnes dépendantes. Un an plus tard, suite à cette expérience bouleversante et toujours traversé et habité par ces récits, Alexandre propose à Thibault d’en faire un spectacle qu’il écrira et dans lequel Thibault jouera. Mais comment aborder un sujet aussi sensible que notre rapport à l’alcool ? Le théâtre d’objets s’impose alors. Pour sa distance indispensable. Pour son universalité, aussi. Et, parce qu’il permet la délicatesse ludique du décalage.

Pépée, une histoire sans chute

Distribution

Mise en scène : Laurène Hurst – Avec Josépha Sini – Regard extérieur : Axel De Booseré – Création lumières et régie : Jean-Louis Bonmariage

Résumé

Josépha Sini nous raconte l’histoire de sa mère, Pépée, avocate au barreau de Liège. Une mère paradoxale, flamboyante mais torturée, terriblement brillante mais tout autant négligente. Loin du misérabilisme, Josépha porte un regard à la fois comique et empreint de dérision sur la vie. Solo théâtral traversé d’éclats de rires et d’effarements, ce spectacle crée un espace où le rire permet de dépasser le tragique et de libérer une parole trop souvent retenue.

Poumons

Distribution

Traductrice : Séverine Magois – Mise en scène : Anne-Pascale Clairembourg – Avec Elisa Firouzfar et Félix Vannoorenberghe – Scénographie : Noémie Vanheste – Création lumières : Grégoire Tempels – Création sonore : Gilles Masson – Dessin : Taïla Onraedt – Assistanat à la mise en scène et dramaturgie : Elise Di Pierro

Résumé

Au départ, un jeune couple moderne dans la queue d’Ikea et une question : peut-on, doit-on, a-t-on envie de faire naitre un enfant dans ce monde chaotique ? Ensuite, une série de questionnements et de débats : la parentalité, l’écologie, notre responsabilité dans ce monde, la relation de couple une fois devenus parents, le corps de la femme qui change… Poumons est une comédie dramatique dont le sujet retentit dans l’intimité de tous les amoureux : faire ou ne pas faire d’enfant ? Elle nous propulse au plus profond de l’histoire commune de deux personnes, où se disputent raison et sentiments, éco-anxiété et désir de parentalité. Portrait d’un amour imparfait dans un monde imparfait. Le spectacle Poumons est la première mise en scène d’Anne-Pascale Clairembourg. Après son succès en janvier 2025 au théâtre Blocry, la pièce britannique fait son retour chez nous cette saison, avant une tournée en Wallonie !

Les Veilleuses

Distribution

Mise en scène et scénario : Héloïse Meire – Avec Muriel Clairembourg, Marie Delpit, Mehrzad Kateb, Léa Le Fell et François Regout – Coach scénario et dramaturgie : Stéphanie Mangez – Regard extérieur à la mise en scène : Jean-Michel d’Hoop – Création des marionnettes et masques : Anaëlle Impe, assistée de Baptiste Leclère – Scénographie : Renata Gorka – Accessoires : Laura Erba – Création lumières : Xavier Lauwers – Création sonore : Guillaume Istace – Costumes : Cinzia Derom – Création vidéos et photos : Hubert Amiel – Assistanat à la mise en scène : Tara Bozkurt – Direction technique : Grégoire Tempels – Construction: Kevin Sage – Production et diffusion : Bianca Riccardi – Administration de production : Céline Wiertz / Ophis

Résumé

C’est la nuit. Un immeuble. Trois fenêtres restent éclairées. Derrière ces fenêtres, on aperçoit une adolescente qui prépare à manger pour sa maman, un homme qui soigne son compagnon, une femme qui cherche son père égaré dans le couloir. Trois histoires singulières : celles de personnes aidantes et aidées. Peu à peu, au fil des saisons, nous découvrons le quotidien de ces voisins, dans un récit choral qui se passe de mots. Sur scène, cinq comédiens masqués donnent vie à ces histoires entremêlées. Ils déploient un univers visuel puissant et poétique pour mettre en lumière les gestes du soin et les montagnes russes émotionnelles qui y sont liées. Pour cette nouvelle création, la metteuse en scène Héloïse Meire se nourrit d’ateliers qu’elle a animés pendant plusieurs années avec des personnes aidantes-proches. Elle crée un conte moderne, une fiction sensible et onirique, empreinte des récits de celles et ceux qu’elle a rencontrés.

Œdipus

Distribution

Mise en scène : Héloïse Ravet – Avec Laurent Capelluto, Thomas Dubot, Gwendoline Gauthier et Émilie Maquest – Traduction : Delphine Edy – Accompagnement dramaturgique : Olmo Missaglia – Création sonore : Laure Lapel – Création lumières : Sibyl Cabello – Costumes : Solène Valentin – Assistanat à la mise en scène : Antoine Herbulot – Scénographie et direction technique : Nathalie Moisan – Stagiaire en scénographie : Lou Smits – Visuel : Gerardo Ramos – Construction des décors et des costumes : Ateliers du Théâtre de Liège

Résumé

Dans un style vif et acide, l’autrice allemande Maja Zade, dramaturge et autrice de la Schaubühne à Berlin, inscrit le mythe antique de Sophocle dans notre siècle et le connecte à nos préoccupations actuelles, comme le sexisme et l’écologie. Les rois et reines thébains de la tragédie originale laissent ainsi place à de riches industriels. Christina gère une entreprise familiale de produits chimiques destinés à l’agriculture. Alors qu’elle profite de quelques jours de vacances en Grèce avec son amant, les soucis ne cessent de s’accumuler. Entre crises professionnelles et personnelles, les secrets de famille choquants affleurent. Pour sa deuxième création, la metteuse en scène Héloïse Ravet s’approprie cette intrigue universelle, actualisée grâce à la place centrale attribuée à la figure de Jocaste dont la parole est enfin restituée, sous les traits de Christina. Au centre d’une scénographie qui évoque à la fois le théâtre de tréteaux et les arènes de corrida, quatre excellents comédiens et comédiennes déploient un registre extrêmement physique et varié.

Tadam

Distribution

De et avec Arthur Oudar et Baptiste Toulemonde accompagnés à l’interprétation de Maude Fillon – Création lumières : Amélie Géhin – Scénographie et costumes : Bertrand Nodet – Création sonore : Guillaume Vesin avec la participation de Morto Mondor – Création plateau et régie : Isabelle Derr – Conseiller magie : Pedro Miguel Silva – Construction décor : Olivier Waterkeyn et Baptiste Pillot (Ad Hoc Studio) – Régie (en alternance) : Fanny Boizard, Isabelle Derr, Yorrick Detroy et Candice Hansel – Direction de production : Julie Sommervogel – Diffusion (BE) : Claire Alex – Administration (FR) : Sonia Marrec – Production et diffusion (FR) : Claudie Bosch

Résumé

Yann était un grand magicien. Et puis, un beau jour, il a voulu réaliser le tour de trop : « La Grande Disparition »… Et il a raté son coup. Depuis, rien n’est plus comme avant. Ses petits numéros sont devenus désuets et sa fille, Louison, en connait par cœur toutes les ficelles. Pourtant, il en reste un qu’elle n’a jamais réussi à comprendre jusqu’au bout : c’était quoi, cette histoire de disparition ? Elle a beau essayer d’en parler avec lui, son père se dérobe toujours, préférant s’enfermer dans sa propre illusion et jouer aux échecs en compagnie d’un étrange personnage, avec qui il passe le plus clair de son temps. Mais Louison n’est pas du genre à lâcher l’affaire : face aux silences de Yann, elle va tout essayer pour le démasquer, par-delà les fêlures qu’il cherche à lui cacher… Après Grou et Foxes, la compagnie Renards/Effet Mer continue de nous émerveiller, avec une nouvelle fiction intime et remplie de tendresse. Dans ce spectacle réparateur et lumineux, elle nous rappelle qu’au fond de nos cœurs sommeille le plus grand des pouvoirs magiques : la richesse de notre imaginaire.

Crime et châtiment

Distribution

Mise en scène : Karine Birgé – Avec Cyril Briant et Marie Delhaye – Dramaturgie : Robin Birgé – Création sonore : Guillaume Istace – Création musicale : Gil Mortio – Scénographie et costumes : Claire Farah – Création lumières : Dimitri Joukovsky – Coordination technique : Karl Descarreaux – Constructions : Olivier Waterkeyn – Marionnettes : Joachim Janin – Interventions techniques : Karl Descarreaux, Claire Farah, Dimitri Joukovsky et Eugénie Obolensky – Visuel : Antoine Blanquart – Photographies : Marie-Françoise Plissart – Administration et production : Marion Couturier – Diffusion : Vincent Geens

Résumé

C’est l’histoire de Raskolnikov, un jeune homme révolté, écrasé par la misère. Il est en lutte contre l’injustice, la pauvreté et le peu de perspectives que lui offre le monde. Alors, pour conquérir sa liberté par-delà la morale et au mépris de la loi, il vole et assassine une vieille usurière. Après tout, le monde sera mieux sans elle, et le butin pourra être redistribué… Des figurines en bois, en plâtre ou en résine et des poupées en tissu figurent les personnages principaux. Des bouchons de bouteille sculptés évoquent un bar et des étudiants attablés ; une ampoule nue convoque à elle seule la chambre du héros. La compagnie Karyatides a l’habitude de s’emparer du répertoire classique pour le transformer en théâtre d’objets dont la poésie, le raffinement et la simplicité rendent à merveille l’esprit de l’œuvre et l’univers de leur auteur. En 2022 et 2024, Le Vilar avait déjà accueilli deux de leurs derniers spectacles aux succès internationaux : Frankenstein et Les Misérables, ce dernier comptant plus de 650 représentations !

Capsule

Distribution

Mise en scène : Collectif Mensuel – Direction artistique : Baptiste Isaia et Philippe Lecrenier – Assistanat à la mise en scène : Fabrice Piazza – Avec Charlotte Bouriez, Blanche Capelle, Xavier Foucher, Quentin Halloy, Matthew Higuet, Baptiste Isaia, Philippe Lecrenier, Julien Legros et Alice Tahon – Composition musicale : Quentin Halloy et Philippe Lecrenier – Création bruitage : Céline Bernard et Stijn Norga – Scénographie : Aurélie Borremans – Costumes : Marie-Hélène Balau – Lumières : Julien Legros – Son : Matthew Higuet – Coordination : Louise D’Ostuni – Chargé de production : Renaud Riga – Chargé d’administration : Adrien De Rudder

Résumé

Quelle trace aimeriez-vous laisser aux archéologues du futur ? Quelle image des hommes et des femmes d’aujourd’hui leur transmettre ? Après le percutant Blockbuster présenté en 2017 au Vilar, le Collectif Mensuel nous invite à participer à la création d’une capsule temporelle sonore, sur un cylindre de cire que l’on pourra réécouter dans 100 ans ou cinq siècles, même sans électricité. Une fois lancé, le dispositif enregistre soixante minutes de son. Pas de montage, pas de retour en arrière possible. Au plateau, des acteurs, bruiteurs et musiciens vont graver la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour un avenir meilleur. Car non, l’humanité tout entière n’a pas conduit le monde à sa perte. Dans un spectacle festif multiforme se succèdent un bout de thriller radiophonique, une épopée slamée, les échos furieux d’un discours de Greta Thunberg… Un feu d’artifice sonore qui résonne comme une ode à la résistance. Depuis ses débuts, le Collectif Mensuel s’est particulièrement investi dans un théâtre de sens, traduisant sur scène des thématiques propres à notre époque. Avec sa nouvelle création tout en humour et légèreté, il nous insuffle l’énergie de réinventer le monde !

Le Journal d’Edward, hamster nihiliste (1990-1990)

Distribution

Traductrice : Rose Labourie – De et avec Brigitte Dedry et Véronique Dumont – Regard extérieur et coach bruitage : Galia De Backer – Scénographie et costumes : Sandrine Clark – Création lumières : Aurélie Perret – Création sonore : Pierre Kissling – Assistanat à la mise en scène et coach marionnettes : Anne Romain

Résumé

Une professeure spécialisée dans le comportement et le langage du rongeur favori des familles nous partage ce soir sa surprenante découverte : un journal intime, écrit de la patte même d’un mignon petit hamster de compagnie, Edward. Mignon ? Vraiment ? Depuis sa condition d’animal captif et malgré le train-train de ses journées banales, Edward exprime dans ses écrits posthumes ses pensées philosophiques, nihilistes et désabusées sur les mystères de la vie et le monde qui l’entoure. Miroir de notre existence, sa cage devient métaphore de la société moderne où routine, enfermement et quête de sens cohabitent. Tiré d’une courte BD anglaise de Miriam Elia, Le Journal d’Edward est une œuvre humoristique et satirique dans laquelle humour noir, cynisme et absurde se mêlent. Sur le plateau, deux espaces – l’un à taille humaine, l’autre à taille de hamster – sont habités par deux comédiennes exceptionnelles, Véronique Dumont et Brigitte Dedry. C’est une évidence : Edward n’est pas seulement un hamster, c’est un état d’esprit !

Barber Shop Chronicles

Distribution

Adaptation : Junior Akwety, Omar Ba et Caroline Gonce – Mise en scène : Michael De Cock et Junior Mthombeni – Avec Priscilla Adade, Junior Akwety, BATGAME, Hippolyte Bohouo, Martin Chishimba, Salif Cissé, Yoli Fuller, Aristote Luyindula, José Mavà, Jovial Mbenga, Souleymane Sylla et Clyde Yeguete – Traduction collective effectuée par les étudiants de Master 1 en Traduction (ULiège) sous la direction de Valérie Bada – Scénographie et création lumières : Stef Stessel – Costumes : Marie Lovenberg – Producteur et musicien : BATGAME – Collaboration artistique : Caroline Gonce – Dramaturgie : Gerardo Salinas – Assistanat à la mise en scène : Mehdy Khachachi – Conseils chorégraphiques Serge Aimé Coulibaly – Régie générale : Baptiste Wattier – Régie lumières : Antoine Fiori – Régie son : Kevin Jaspar – Régie plateau : Aristide Schmit – Construction décors et réalisation costumes : Ateliers du Théâtre de Liège

Résumé

Aujourd’hui, c’est la finale de la Ligue des Champions, et on va la vivre dans six salons de coiffure, à Kinshasa, Ouagadougou, Douala, Dakar, Abidjan et Bruxelles ! Pour de nombreux hommes africains et afrodescendants, le salon de coiffure est bien plus qu’un simple endroit pour se faire couper les cheveux. C’est un lieu de rassemblement, un espace de confidence où les barbiers endossent la tunique de sage et où le salon se métamorphose en confessionnal. Les tabous disparaissent, et l’exil, l’éducation, les filles, la religion, le football et la politique deviennent autant de sujets de discussion à bâtons rompus. Avec son écriture rythmée, drôle et percutante, Inua Ellams nous plonge dans la diversité des cultures africaines, à travers d’innombrables histoires du quotidien – des plus communes aux plus rocambolesques – et pose son regard éclairé sur les masculinités noires contemporaines. Vive, enjouée et portée par une énergie communicative mêlant musique et envolées lyriques, l’adaptation de Junior Mthombeni et Michael De Cock célèbre la richesse de la diaspora africaine à travers le monde.

Juliette & Roméo

Distribution

Mise en scène : Éline Schumacher – Avec Anaïs Aouat, Leila Chaarani, Delphine de Baere, Michele de Luca, Adrien Drumel, Greg Duret, Muriel Legrand, Déborah Marchal, Magali Pinglaut et Anna Solomin-Ohanian, avec la participation de la Fanfare de Nethen-Wez –Collaboration artistique, création musicale et musique originale : Greg Duret – Scénographie : Matthieu Delcourt – Création lumières : Emily Brassier – Création costumes : Frédérick Denis assisté de Jimmy Boulanger et Blandine Kosongonda – Perruques : Rebecca Flores Martinez et Marie Messien – Tambours et caisses : Fabémol – Assistanat à la mise en scène : Julien Jaillot

Résumé

Tu vas à une fête, tu te bats, tu tombes amoureux, tu grimpes à son balcon, tu fais l’amour, ton meilleur ami est tué, tu te venges, tu dois fuir, tu retrouves ton amour, elle est morte, tu te tues, elle n’était pas vraiment morte, toi oui, du coup elle meurt, dommage. Mais culte. Certains textes dépassent le théâtre pour devenir une passion. On ne les joue plus, on les célèbre. Éline Schumacher transforme ainsi le chef-d’œuvre de Shakespeare en une célébration explosive, prétexte à l’éclosion d’un nouveau folklore. Redécouvrir Roméo et Juliette à travers ce spectacle au titre volontairement inversé est une façon de continuer d’aimer le théâtre aujourd’hui. L’œuvre de plus de 400 ans apparait ici comme un bien commun fédérateur, un rite collectif partagé entre artistes, spectatrices et spectateurs. La mise en scène honore ouvertement la transmission d’un savoir-faire théâtral brut très ancien. Entre scènes reprises et réinventées, musique live et public complice, la pièce se déploie en fanfare. Le jeu prend furieusement la forme d’une fête immersive où la salle et la scène vibrent ensemble pour glorifier l’amour.

L’Ennemi est bête

Distribution

De et avec Antoine Defoort, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron – Regard extérieur et accompagnement : Lorette Moreau et Britt Roger Sas – Développement web : Nicolas Callandt et Vincent Dilly – Création lumières, régie générale : Patrick Pagnoulle et Lukas Varady-Szabo (création XS) – Direction technique : Patrick Pagnoulle – Développement et production : Habemus Papam (Cora-Line Lefèvre, Rosine Louviaux, Alix Maraval et Apolline Paquet)

Résumé

Saisis par la profondeur philosophique insoupçonnée de cette maxime relayée par tradition orale dès l’école maternelle, trois amis décident d’explorer ses échos et implications, à coups de bricolages conceptuels, de protocoles expérimentaux, d’expériences artisanales, de jeux de rôle et de sketchs à tiroirs. Après La Convivialité sur l’orthographe et KEVIN qui traitait des inégalités sociales à l’école, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron sont de retour avec leur nouvelle création. Accompagnés sur scène de leur collaborateur de longue date Antoine Defoort, nos ex-profs préférés s’attaquent cette fois à nos difficultés à faire cohabiter des idées ou des valeurs divergentes dans l’espace du débat contemporain. S’appuyant sur des recherches scientifiques et grâce à l’interactivité offerte par nos smartphones, ils tenteront de nous mettre face à l’incohérence et à la versatilité de nos opinions. L’ambition n’étant pas de réconcilier tout le monde, mais d’examiner les conditions d’un désaccord apaisé.

Château faible (L’épopée minable)

Distribution

De et avec Amber Kemp et Antoine Minne accompagnés à l’interprétation par Elise Di Pierro – Dramaturgie : Chloé Clémens – Scénographie : en cours de distribution – Création sonore : Mariana Blanc Moya – Création lumières : Malo Darcel – Assistanat à la mise en scène : Elise Di Pierro

Résumé

L’an 1234, tout baigne au royaume d’Ambroisie. Au plus haut sommet de la plus petite colline, s’élève un château très fort que rien ne peut ébranler… à part peut-être un pet de mouche. Ah ! Le Moyen-Âge, ses chevaliers, ses dragons, ses joutes… Dans l’imaginaire collectif, il représente un monde dans lequel les courageux chevaliers brandissent l’épée et deviennent des rois victorieux. Mais que se passe-t-il lorsque les protagonistes fuient face au moindre danger ? C’est ce qu’on va découvrir à travers le quotidien banal de Victor et Victoire, les lâches gardiens d’un château fort… en carton ! Convaincus que le comique doit être pris au sérieux, Amber Kemp et Antoine Minne réussissent la prouesse de nous faire hurler de rire tout en tendant un miroir à nos petites bassesses et à notre monde loin d’être parfait. Pour la cinquième année consécutive, nous collaborons avec onze lieux de culture du Brabant wallon pour présenter une création du Vilar aux quatre coins de la province.

5 Secondes

Distribution

Mise en scène : Marie-Paule Kumps – Avec Mehdi Zekhnini – Assistanat à la mise en scène : Stéphanie Goemaere – Création lumières : Margareta Andersen – Création sonore : Zacharie Viseur – Scénographie et création décor : Noémie Vanheste

Résumé

Dans un RER bondé, un matin ordinaire, un bébé pleure dans les bras de sa maman. À cause de la fatigue, de sa solitude, ou peut-être de son grand dénuement, celle-ci tend son enfant au jeune homme qui se tient à côté d’elle et qui lui propose son aide pour descendre sa poussette sur le quai. Mais, au moment où les portes du train se referment, elle remonte dans la rame et disparait, laissant son nourrisson dans les bras du jeune homme interloqué. Catherine Benhamou signe un texte à la fois émouvant et percutant, librement inspiré d’un fait divers. Nous l’avons découvert grâce au comité de lecture La Liseuse que nous partageons avec le Rideau à Bruxelles. Ce fut un coup de cœur absolu et nous avons décidé de le porter à la scène. La rencontre entre Marie-Paule Kumps à la mise en scène et Mehdi Zekhnini à l’interprétation a fait le reste. 5 Secondes dresse le portrait de deux jeunes adultes sur le fil. Deux individus à qui on n’a pas dit qu’ils renfermaient des trésors. Un bijou de tendresse qui vous cueille à l’endroit du cœur.

La Sœur de Jésus-Christ

Distribution

Traduction : Federica Martucci – Mise en scène : Georges Lini – Avec Félix Vannoorenberghe (interprétation) et Florence Sauveur (musicienne et compositrice) – Collaboration dramaturgique : Nargis Benamor – Création vidéo : Sébastien Fernandez – Scénographie et costumes : Thibaut De Coster et Charly Kleinermann – Création lumières : Jérôme Dejean – Direction musicale et composition : François Sauveur – Création sonore et composition : Pierre Constant

Résumé

Un village du sud de l’Italie. Maria s’empare du pistolet Smith & Wesson 9 mm dans le buffet de la cuisine. Elle quitte la maison, l’arme à la main. Elle se rend chez Angelo le Couillon, le jeune homme qui lui a fait violence la veille. Le village prend sa suite, finissant par former un cortège bigarré. Chacun y va de son anecdote sur la jeune fille, livrant tour à tour chaque pan de sa vie. Il y a ceux qui l’encouragent, ceux qui veulent la dissuader, mais rien ni personne ne pourra l’arrêter. Dans cette fable, Félix Vannoorenberghe incarne avec brio tous les personnages pour raconter la révolte de Maria et la prise de conscience collective de tout un village. Pour donner vie à ce western moderne, il est accompagné de la musicienne Florence Sauveur, dans une scénographie récompensée par le Prix Maeterlinck de la Critique en 2023.

Le Groupe de l’Ouest lointain

Distribution

Mise en scène : Merlin Vervaet – Avec Iacopo Bruno, Lara Ceulemans, Arthur Marbaix et Marie-Charlotte Siokos – Dramaturgie : Salomé Crickx – Scénographie : Clémence Thiery – Création lumières : Margaux Fontaine – Costumes : Alenne Rose – Assistanat à la mise en scène : Karim Dumoulin

Résumé

Douglas Mawson, trente ans, chômeur bruxellois habitué d’un bar de la place Rouppe, étouffe dans une vie sans perspective. Un jour, il apprend l’existence possible d’un village jamais découvert au cœur de l’Antarctique. Sans préparation, porté par un mélange d’espoir et de naïveté, il décide de partir à sa recherche. Il rassemble alors une équipe improbable rencontrée au café : une vieille pianiste arthritique, une femme à la force surhumaine et un philosophe taiseux capable de guérir les âmes. Ensemble, ils quittent Bruxelles pour une expédition aussi palpitante que dangereuse. Mais ils ne sont peut-être pas les seuls à chercher ce village perdu… À travers les codes du roman d’aventures, Le Groupe de l’Ouest lointain raconte une odyssée loufoque où le froid, la faim et les crevasses menacent à chaque instant. Entre comédie absurde et récit d’exploration, la pièce interroge le besoin d’aventure d’une génération coincée entre précarité, bureaucratie et perte de repères. Car si leur quête parait insensée, elle pose une question simple : faut-il réussir pour que le voyage ait un sens ? Le Groupe de l’Ouest lointain est la première pièce de Merlin Vervaet, jeune auteur namurois, à être publiée aux éditions Lansman. Récompensé par deux prix littéraires, ce texte nous a, nous aussi, immédiatement séduits et c’est avec joie que nous nous sommes lancés dans sa création.

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