Auteur : Jacques De Decker – Metteur en scène : Alain Cerrer – Interprétation : Alain Cerrer, Karine Dubernet, Ludovic Girard, Ingrid Mareski – Scénographie : Anne-Solène Ortoli – Lumières : Cyril Hames – Assistante à la mise en scène : Lara Suyeux
Résumé
ACCUEIL FRANCAIS EXCLUSIF
Chez Marie-Antoinette, le couple se conjugue au pluriel sentimental. Pour Adrien, architecte de jardins à la campagne, elle est Marie. Pour Julien, citadin étudiant le théâtre fin de siècle, elle est Antoinette. Entre les deux, Marie et/ou Antoinette va et vient, scrute les signes d’amour, sonde l’affection. De questions en questions, elle cherche peut-être à choisir. Mais l’équilibre précaire est fait pour se rompre. Julien rencontre Adrien. Le citadin se met à rêver de campagne et d’espaces verts…
Jacques De Decker est romancier, auteur dramatique et adaptateur. Il a été nommé Secrétaire Perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Plongeant dans le quotidien des relations familiales et amoureuses, il nous livre un texte aux dialogues réalistes, tantôt légers, tantôt incisifs. Des situations croustillantes, des personnages attachants et justes avec toujours, en toile de fond, un mélange ambigu de tendresse et de séduction.
Un spectacle présenté par le Théâtre des Arts Hébertot (Paris) et l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Le texte est publié aux éditions Lansman.
Honor
du 11 au 26 octobre et du 6 au 23 novembre 2007
Distribution
Auteur : Joanna Murray-Smith – Texte français : Claude Baignères, Anne Tognetti – Metteur en scène : Armand Delcampe – Interprétation : Michel de Warzée, Nathalie Hugo, Stéphanie Moriau, Cécile Van Snick – Décor et costumes : Lionel Lesire – Lumières : Jacques Magrofuoco – Réalisation des décors : Christophe Beaugé, Georges Delhez, Vincent Rutten, Marc Cocozza, Mathieu Regaert, Nicolas Perretier – Réalisation des costumes : Carole Lefort – Régie plateau : Geoffrey Lesseigne, Mathieu Regaert – Régie lumières et son : Jacques Perera – Habilleuse : Liliane Thomas – Direction technique : Jacques Magrofuoco
Résumé
CREATION MONDIALE EN LANGUE FRANCAISE
Rob Spencer, journaliste estimé de la Tribune, la soixantaine, charmant, intelligent, fin, drôle… est marié à Honor et père de Sophie. Rob aime sa femme, leur couple inspire la stabilité, la confiance et… l’amour ! L’amour comme il peut exister après trente-deux ans de mariage, un amour sage mais profond, qui ne peut être remis en cause.
Pourtant, au détour d’une interview, Rob se retrouve face à Claudia, jeune et belle journaliste. Claudia est ambitieuse et aguichante. Une impression forte, un jeu de séduction, la crise de la routine… autant d’ingrédients qui pourraient bien faire chavirer les sentiments de Rob…
Au fil d’un scénario inattendu, les personnages dévoilent peu à peu leur complexité. Il est question d’amour certes, mais aussi de carrière, d’ambition, de choix, du temps qui passe, d’affrontements de générations…
Je suis très heureux et fier de monter cette très belle pièce (création mondiale en langue française) avec cette belle distribution. Elle m’est confiée avant sa création à Paris. J’en remercie vivement l’agent de l’auteur, Madame Suzanne Sarquier.
Armand Delcampe
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar et du Festival de Théâtre de Spa.
La pièce Honour de Joanna Murray-Smith dans la version française de Anne Tognetti et Claude Baignères est représentée par l’agence DRAMA – Suzanne Sarquier en accord avec Sarah Jane Leigh, Sterling Standard à New York.
Le Temps d’un soupir
du 12 au 14 décembre 2007
Distribution
Auteur : Anne Philippe – Interprétation : Anne-Marie Philippe
Résumé
ACCUEIL FRANCAIS EXCLUSIF
Cinq ans après la mort de Gérard Philipe, Anne Philipe écrit une lettre ouverte à son mari disparu. Ce texte est aujourd’hui lu par leur fille, Anne-Marie, qui réunit à nouveau, le temps d’une représentation, son père et sa mère. Leur histoire d’amour, leurs deux enfants, la construction d’un homme, d’un artiste, la maladie, la mort, la solitude de sa mère face à l’hommage national et face aux enfants qui questionnent.
« Ces mots, j’ai choisi de les lire devant témoins pour qu’ils sachent combien je les aime, combien ils me manquent, combien ils nous manquent ».
Une lecture d’une bouleversante beauté, musicale, fine, élégante. Pas un mot de trop. Anne-Marie Philipe nous dit posément, mezza voce… d’une voix qui n’est ni tout à fait la sienne, ni tout à fait une autre, faite de deux voix conjuguées, celles de la mère et de la fille.
Dans un troublant silence, Anne et Gérard Philipe reviennent. Ils sont là.
Un spectacle présenté par SCENE et PUBLIC – Pierre Beffeyte.
La Folle Allure
du 18 au 21 décembre et les 27, 28 et 31 décembre 2007 - Soirée spéciale de réveillon (sans majoration de prix)
Distribution
D’après Christian Bobin – Conception : Stéphanie Blanchoud – Adaptation scénique : Stéphanie Blanchoud et Jean-Louis Danvoye – Interprétation : Stéphanie Blanchoud, Jean-Louis Danvoye et Alessandro Petrasso.
Résumé
CREATION MONDIALE
Lucie a été élevée dans un cirque. Elle a grandi, et court toujours à folle allure après la vie, à moins que ce ne soit après l’amour ou le rêve ou, pourquoi pas, les trois à la fois. Portrait d’une jeune femme en quête d’inédits, qui se perd et se retrouve au détour de ses fugues et de son imaginaire…
Stéphanie Blanchoud est actrice, chanteuse et écrivain. Charmante, sensible et émouvante, on la retrouve avec autant de plaisir en concert, avec son album « A cœur ouvert », que sur les planches de théâtre. Christian Bobin est ce poète merveilleux chez qui plaisirs minuscules et douleurs du monde se côtoient dans un style épuré. Leurs univers ne pouvaient que se rencontrer… Aujourd’hui, la jeune femme incarne Lucie, entourée par l’élégance du mime (Jean-Louis Danvoye) et l’envolée du pianiste (Alejandro Petrasso).
Un fin dosage pour un spectacle qui respire la vie, une vie tout en légèreté.
Pour une fin d’année subtile, tendre et délicate.
La Compagnie DéZir présente La Folle Allure de Christian Bobin (Editions Gallimard), une production du Festival de Théâtre de Spa et de l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Histoire du tigre et autres histoires
du 10 au 27 janvier 2008
Distribution
Auteur : Dario Fo – Traduction : Valeria Tasca – Sous la conduite de : Jean-Louis Danvoye – Interprétation : Hervé Guerrisi
Résumé
Avec un imaginaire explosif, Hervé Guerrisi, seul en scène, jongle avec une trentaine de personnages. Ses qualités de pantomime, ses mimiques hilarantes et son enthousiasme débordant émerveillent. Une véritable performance d’acteur !
Un soldat chinois, un déluge, une grotte, une tigresse sont les points de départ d’un récit haut en couleur et en rebondissements. Notre héros, tantôt conteur, tantôt dans le vif de l’action, nous fait revivre sa vie de soldat qui descend des confins de la Mandchourie pour entamer la Longue Marche… Choisissez ensuite vous-même l’histoire que vous voulez entendre et embarquez pour un enchevêtrement de cascades, de farces et d’aventures sur fond historique ou mythologique…
Hervé Guerrisi est comédien et musicien. Sorti du Conservatoire de Bruxelles en 2004, il a joué chez nous – et rejouera cette saison ! – dans « Peines d’amour perdues ». Jean-Louis Danvoye, son professeur de formation corporelle au Conservatoire, orchestre la dimension gestuelle du spectacle.
Une production de la Compagnie DéZir.
L’Apostat
du 15 septembre au 4 octobre 2009
Distribution
Auteur : Régis Debray – Metteur en scène : Jean-Claude Idée – Interprétation : Jean-Claude Frison – Scénographie, costumes, lumières, son : Jean-Claude Idée – Assistante à la mise en scène : Camille de Bonhome – Réalisation sculptures : Lionel Lesire – Réalisation vidéo : Pierre-Michel Chevignie – Régie lumières, vidéo : Gary De Beys – Régie son et machinerie : Nicolas Perretier – Habilleuse : Emmanuelle Froidebise – Direction technique : Jacques Magrofuoco – Remerciements : Michel Wouters, Serge Beeckman, Jean-François Sevrin, Antoine Bruyns, Frédéric Lepers
Résumé
Plaidoyer contre le fanatisme religieux
Le Panthéon, symbole de la tolérance religieuse au cœur de Rome, abrite, en ce début septembre 2037, une grande exposition consacrée à la conversion de l’Empereur Constantin. Lorsque le bâtiment est frappé par un attentat terroriste, un homme émerge des décombres et prétend être Julien l’Apostat, le dernier des empereurs romains à avoir autorisé en 362 la pratique libre des cultes, face au jeune christianisme triomphant et fanatique. S’agit-il d’un fou ? Ou bien cette apparition fantomatique est-elle la responsable de l’attentat qu’elle dénonce ?
Régis Debray rend ici la parole, par un artifice purement théâtral, à Julien l’Apostat. Son regard sur les dangers de dérive intégriste des monothéismes est pour notre passé et notre futur très éclairant. Un texte décapant, ironique et profond, qui interpelle et surprend.
Jean-Claude Idée
Jean-Claude Idée avait monté chez nous Copenhague de Michael Frayn.
Régis Debray adhère au parti communiste jeune. Il part s’installer à Cuba et suit Che Guevara en Bolivie où il est arrêté. Il rentre en France à sa libération. Il est conseiller du président François Mitterrand de 1981 à 1984. Il a publié une dizaine d’ouvrages dont La neige brûle, prix Femina en 1977. Régis Debray est actuellement président de l’Institut européen en sciences des religions et membre de la commission Stasi.
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar et du Festival de Théâtre de Spa
STIB
du 8 au 23 octobre 2009
Distribution
Auteur : Geneviève Damas – Metteur en scène : Janine Godinas – Interprétation : Geneviève Damas, Isabelle Defossé – Scénographie et costumes : Christine Flasschoen – Lumières : Jean-Jacques Deneumoustier – Création musicale : Jean-Philippe Collard-Neven – Maquillages : Sylvie Evrard – Régie son et lumières : Eric Degauquier
Résumé
Suite de Trajets Infra-humains Balisés
Elles n’ont pas de voiture et arpentent chaque jour Bruxelles du Nord au Sud. L’une y a toujours vécu. L’autre vient d’arriver. Elles ne se connaissent pas mais, chaque matin, elles prennent le même tram. A force, ça crée des liens. Un jour, quand Eva laisse son GSM dépasser de sa poche, Magda ne peut s’empêcher de la sermonner, un vol est si vite arrivé ! Et comme Eva ne l’écoute pas, pour lui prouver qu’elle a raison, elle lui fauche son GSM. Et c’est le commencement d’un long « tram-movie » pour deux clowns solitaires.
L’univers de Geneviève Damas est aussi réaliste que poétique. Elle est passée maître dans l’art de rendre ses personnages proches, humains, touchants, à la fois blessés et drôles. Elle nous offre un dialogue vivant et simple entre deux jeunes femmes un peu perdues que leur rencontre transforme.
C’est sur la plate-forme d’un univers à quatre roues que Magda et Eva, tels deux accords, vont se battre en duel, entrer en collision pour esquisser une mélodie. C’est dans ce chaos miniature que l’une terminera la phrase que l’autre a commencée, où elles bricoleront un hymne d’amour à partir de morceaux volés ici et là, où Geneviève Damas nous donne à déguster une tranche de réalité toute crue avec humour, cruauté, violence et… amour.
Janine Godinas
Geneviève Damas revient à l’Atelier après les succès de Molly à vélo (saison 2006-2007) et de Molly au château (saison 2008-2009). Comédienne et écrivain de talent, Geneviève excelle aussi en théâtre pour enfants: souvenez-vous de (L’Epouvantable Petite Princesse, accueilli dans le cadre de Noël au théâtre en 2008 à l’Atelier Théâtre Jean Vilar).
Une coproduction de la Compagnie Albertine, du Festival de Théâtre de Spa et de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Sur la dune
du 10 au 20 novembre 2009
Distribution
Conception, écriture et mise en scène : Alain Moreau – Scénographie et marionnettes : Alain Moreau – Comédiens / marionnettistes : Julie Antoine, François Ebouele, Toztli Godinez De Dios – Accueil du public : Jean Deckonink – Aidé par : Alain Moreau – Régie de plateau : Simon Janne – Composition des musiques : Max Vandervorst – Avec la participation de : Marc Hérouet, Félix Vandervorst – Création des éclairages et régie : Dimitri Joukovsky – Assistant à la mise en scène : Frédéric Lubansu – Assistante à la scénographie : Céline Robaszynski – Aidée par : Emilie Plazolles, Frédéric Lubansu, Geneviève Périat – Construction du cadre, structures diverses et bidouillages : Michel Van Brussel – Assisté de : Simon Janne – Finitions du cadre et costumes : Emilie Cottam – Affiche : Mélanie Rutten
Résumé
Une rêverie poétique et tendre – Spectacle tout public
Spectacle sans paroles pour trois comédiens/manipulateurs, deux régisseurs et… les spectateurs. Dans un cadre, les rêves et les questionnements d’un homme… Un spectacle de théâtre pour tous avec des marionnettes, dont le titre aurait pu être « Ceci n’est pas un canard » où douce folie, tendresse, humour et surréalisme seront de la partie…
Au moment d’écrire ces lignes, la création du spectacle est en cours. Le rêve est mon fil rouge. Il y aura une baignoire, du sable, la mer… Et des marionnettes. Des toutes petites et des toutes grandes, les échelles seront mélangées joyeusement.
Alain Moreau
Créé en 1986 par Alain Moreau, le Tof Théâtre, compagnie adepte du « réalisme réduit », détourne les techniques traditionnelles de manipulation : en mettant le procédé à vue, le marionnettiste est offert au regard du spectateur. Quant aux marionnettes, leur taille varie de 5 centimètres à 5 mètres. Elles s’adressent tantôt aux enfants, tantôt aux adultes, mais elles leur donnent du plaisir à tous. Le Tof Théâtre a déjà tourné dans le monde entier : France, Pays-Bas, Espagne, Portugal, Italie mais aussi Israël, Congo, Vietnam, Biélorussie, etc.
Une coproduction du Tof Théâtre et de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Après moi, le déluge
du 7 au 22 janvier 2010
Distribution
Auteur : Lluïsa Cunillé – Adaptation française : Angeles Muñoz – Mise en scène : Pietro Pizzuti – Avec : Angelo Bison (L’homme), Nathalie Cornet (L’interprète) – Scénographie : Anne Guilleray – Lumières : Marc Lhommel – Assistantes mise en scène : Lara Hubinont, Céline Thomas – Construction décors : Christophe Beaugé – Régie générale : Vincent Rutten – Régie plateau : Mathieu Regaert – Habilleuse : Emmanuelle Froidebise – Direction technique : Jacques Magrofuoco
Résumé
Mystérieuse Afrique…
Un homme et une femme se retrouvent dans un hôtel à Kinshasa. L’homme travaille pour une compagnie sud-africaine qui extrait et commercialise du coltan. La femme, installée à l’hôtel depuis des années, sert d’interprète aux hommes d’affaires de passage. Deux européens qui ont découvert la fascination pour l’Afrique et en ont fait leur refuge.
Lluïsa Cunillé explore la violence d’un monde, l’Afrique et l’atrocité du Monde envers elle. Il en ressort un texte fort, touchant, d’une grande poésie qui, sous des couverts de douceur, recèle un face-à-face intime, réaliste et cruel. Ceux qui connaissent l’Afrique la reconnaîtront, les autres ouvriront les yeux.
Lluïsa Cunillé est un auteur catalan talentueux. Elle a suivi les enseignements de José S. Sinisterra et, depuis la création de sa première pièce, Rodeo (Prix Calderón en 1991), Cunillé a écrit, publié et fait monter plus de vingt pièces, auxquelles il faut ajouter des adaptations et des scénarios de film. Elle a reçu, en 2007, le Prix National de Théâtre de la Generalitat de Catalunya, pour l’ensemble de son œuvre. Después de mí, el diluvio (2007) a été créée le 13 décembre 2008 au Teatre Lliure de Barcelone.
Après son interprétation de Scapin et sa mise en scène de Molly au château, présentés à l’Atelier la saison dernière, Pietro Pizzuti, homme de théâtre complet, à la fois comédien, auteur et metteur en scène, nous revient avec cette création mondiale en langue française.
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Soirée rencontre le jeudi 14 janvier
Rencontre-débat autour de l’Afrique face aux questions du développement et des droits humains
Représentation supplémentaire le samedi 23 janvier à 20h30 au profit de l’association Espérance Revivre au Congo – www.espereco.be
Trois Vieilles
du 2 au 12 février 2010
Distribution
Auteur : Alejandro Jodorowsky – Traduction : Brontis Jodorowsky – Mise en scène : Jean-Michel d’Hoop – Avec : Cyril Briant (Garga), Sébastien Chollet (Grazia), Pierre Jacqmin (Méliza), Coralie Vanderlinden (Méliza) – Assistante mise en scène : Odile Ramelot – Costumes et marionnettes : Natacha Belova – Assistantes costumes : Françoise Van Thienen, Aurélie Borremans, Sylvie Thévenard – Assistant costumes : Bert Menzel – Scénographie : Aurélie Deloche – Musique : Eric Bribosia – Travail vocal : Isabelle Fontaine – Lumières : Nathalie Borlée – Régie générale : Benoît Ausloos – Construction décors : Vincent Rutten, Benoît Ausloos, Aurélie Deloche – Production : Catherine Ansay
Résumé
Une farce onirique déjantée avec marionnettes
Des jumelles de quatre-vingt huit ans acariâtres et soi-disant toujours vierges luttent de façon grotesque pour sauver les apparences : qu’il s’agisse de leurs titres aristocratiques séculaires – en fait achetés récemment ; qu’il s’agisse de leur beauté et de leurs charmes – pour le moins décrépis ; qu’il s’agisse enfin de l’image respectable de la famille – à l’examen atrocement pourrie. Les commentaires réalistes et assassins de leur bonne, douze ans plus âgée qu’elles, égratignent leur carapace et dénoncent leur imposture. Les demi-sœurs de Cendrillon au Purgatoire.
Dramaturge sud-américain, Alejandro Jodorowsky propose avec ses Trois vieilles de tanguer entre fiction et réalité au travers d’un langage proche du conte. Il crée un univers poétique, mythique et populaire dont il ressort un climat déjanté et grandguignolesque.
En 2004, Jean-Michel d’Hoop met en scène L’Opéra Panique d’Alejandro Jodorowsky au Théâtre de la Place des Martyrs. L’auteur assiste au spectacle. Des liens se tissent et une envie commune de travailler ensemble naît. « Jodo » offre à la Compagnie Point Zéro la primeur de son Ecole des ventriloques, coproduite par l’Atelier en 2008, et renouvelle sa confiance avec les Trois vieilles cette saison.
Un spectacle de la compagnie Point Zéro en coproduction avec l’Atelier Théâtre Jean Vilar et le Théâtre de la Balsamine et le soutien du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre
Deux Petites Dames vers le Nord
du 23 février au 21 mars 2010
Distribution
Texte et musique : Pierre Notte – Metteur en scène : Patrice Kerbrat – Interprétation : Marie-Line Lefebvre, Cécile Van Snick – Scénographie : Edouard Laug – Lumières : Laurent Béal – Costumes : Caroline Martel – Accordéon, conseils et arrangements musicaux : Stany Mannaert – Régie son et lumières : Manu Maffei, Gary De Beys – Régie plateau : Mathieu Regaert – Habilleuse : Emmanuelle Froidebise – Construction décor : Mathieu Regaert, Marc Cocozza, Christophe Beaugé – Direction technique : Jacques Magrofuoco
Résumé
Un road movie désarmant
Elles sont sœurs, d’âge mûr. Un peu tassées, peut-être ? Non. Disons embellies par le temps. A la mort de leur mère (quatre-vingt-dix-sept ans), Annette et Bernadette réalisent qu’elles n’ont jamais revu la tombe de leur père, enterré vingt-cinq ans plus tôt dans un cimetière, quelque part dans le Nord. Armées de la fraîcheur candide d’une complicité retrouvée, elles décident de partir à l’aventure : pour embrasser papa et pour lui dire que maman est partie.
Il se dégage une étonnante tendresse de Deux Petites Dames vers le Nord. C’est un jeu de petites filles léger, désinvolte et irrévérencieux. Un savoureux petit bijou de douceur et de drôlerie, qui laisse un goût de bonheur incomparable.
On pouffe, on ouvre la bouche, on cligne des yeux. On est ému. On est touché.
Philippe Minyana
De cimetière en vieux dancing, de petit coup de bière en petit coup de main, en train, à pied ou en voiture, elles taillent la route en chantant pour se donner du courage. L’important n’est pas d’arriver, ni même de partir, c’est le voyage. C’est de s’offrir une petite cigarette bien méritée. C’est de mordre la vie à belles dents. A belles dents. Dents de sagesse ou dents de folie ?
Patrice Kerbrat
Pierre Notte est poète, journaliste, romancier, pédagogue, metteur en scène et dramaturge. Il est l’auteur de deux romans et d’une vingtaine de pièces de théâtre. Sa pièce Moi aussi, je suis Catherine Deneuve, créée au Théâtre de la Pépinière-Opéra, a été couronnée par le Molière 2006 du Théâtre Privé. La même année, Pierre Notte est nommé secrétaire général de la Comédie-Française et fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar et du Festival de Théâtre de Spa
Le Voyage
du 20 avril au 5 mai 2010
Distribution
Auteur : Gérald Aubert – Metteur en scène : Eric Lefèvre – Interprétation : Léonil Mc Cormick, Gérard Vivane
Résumé
Revoir Dachau… et vivre
Un père et son fils. Deux générations que la guerre et ses exactions séparent. Le plus âgé a vécu l’horreur d’un camp de concentration avec son lot de maltraitances et de tortures. Son fils, Julien, est l’enfant d’une Europe nouvelle, plus inquiet du rachat éventuel de son entreprise que des relents du nazisme et des diatribes paternelles anti-allemandes. Leur voyage les mène vers le camp de Dachau, aux portes de Munich. Mais la plus grande distance qu’ils ont à franchir est celle qui les sépare l’un de l’autre.
Gérald Aubert a fait des études supérieures de littérature française et anglaise tout en pratiquant l’art dramatique dès l’adolescence. Il est depuis trois décennies le directeur de la bibliothèque municipale de Gagny. Depuis le milieu des années 80, il a écrit une dizaine de pièces de théâtre. En 1996, il écrit Le Voyage créé au Studio des Champs-Elysées.
J’étais du bon côté, fils de héros, mais je ne savais rien de la douleur intime de mon père. Jamais nous n’évoquions les vraies épreuves qu’il avait traversées. A sa mort, j’ai regretté d’être passé à côté de son histoire. C’est ce que j’ai voulu raconter dans la pièce.
Gérald Aubert
Une coproduction du Théâtre de la Valette et du Festival de Théâtre de Spa
L’épreuve
du 3 au 13 janvier 1991
Distribution
Auteur Marivaux – Mise en scène Jules-Henri Marchant – Costumes Françoise Van Thienen – Décor Jules-Henri Marchant – Avec Olivier Cuvellier, Christian Dalimier, Joël Delsaut, Evelyne Rambeaux, Delphine Roy – Réalisation du décor Yvan Harcq.
Résumé
Lucidor, tombé malade dans une de ses terres, y est devenu amoureux d’Angélique, fille de Madame Argante, petite bourgeoise du pays. Il sait qu’il ne lui est pas indifférent, mais veut éprouver son cœur avant de la demander en mariage, malgré l’inégalité des conditions. Il ordonne à son valet Frontin de se présenter en riche bourgeois et comme prétendant au titre de mari auprès d’Angélique. Titre convoité en fait par lui-même mais aussi par Maître Blaise, riche fermier, voisin de Lucidor et de Madame Argante.
Une production du Théâtre 7.
La Chute
du 22 au 29 mars 1991
Distribution
Auteur Albert Camus – Mise en scène Hervé Dubourjal – Adaptation Catherine Camus – Avec François Chaumette – Décor Claude Lemaire – Lumières Jean Grison.
Résumé
« La chute » est un récit dont la théâtralité est telle qu’il semble tout naturel de le porter à la scène. C’est un monologue, celui d’un homme qui prétend s’appeler Jean-Baptiste Clamence. Ou plutôt c’est ce qu’on appelle un dialogue à une voix.Clamence s’adresse à un interlocuteur, mais celui-ci ne répond pas… Etrange et multiple Clamence, bien construit pour tenter un grand comédien : ancien avocat, juge et pénitent, don Juan, recéleur, exilé, poursuivi par la fantôme d’une femme qu’il n’a pas secourue, il nous apprend qu’heureux ou malheureux nous sommes tous coupables.
Présenté par Théâtre Actuel.
Le Radeau des morts
du 23 au 29 octobre 1989
Distribution
Auteur Harald Mueller – Traduction Philippe Ivernel – Mise en scène Gérard Vivane – Avec Françoise Butil, Thierry Donk, Florence Lecomte, Jean-François Politzer – Musique originale Frédéric Midavaine – Costumes Lydia Vandenberghe – Eclairages Serge Simon, Vincent Longuemare – Régie plateau Nathalie Borlée.
Résumé
Le tableau effroyable de notre planète aux temps – si proches – de sa destruction totale par l’homme. Harald Mueller accuse. « La puisance déchaînée de l’atome a tout changé, sauf nos modes de penser, et nous glissons ainsi vers une catastrophe sans précédent. Détourner cette menace est devenu le problème le plus urgent de notre temps » Albert Einstein
Spectacle des élèves diplômés de l’IAD-Théâtre
Père
du 3 au 24 novembre 1989
Distribution
Auteur August Strindberg – Texte français A. Adamov – Mise en scène Jules-Henri Marchant – Avec Frédéric Latin, Anne Chappuis, Valérie Marchant, Jacques Viala, Francis Besson, Marie-Ange Dutheil, Denyse Périez, Olivier Darimont, Angelo Bison.
Résumé
Sourde violence, insinuation, chantage, perfidie, conspiration, tel est le « combat de têtes » auquel se livrent un homme et une femme dont les points de vue divergent à propos de l’éducation de leur fille. Drame du couple. Amour-échec. Duel conjugual où tous les coups sont donnés et permis.
Une production du Rideau de Bruxelles.
Silvano ou la Bonne Foi
du 5 au 27 mars 1990
Distribution
Adaptation Armand Delcampe – Avec Daniel Hanssens – Auteur Sergio Pierattini – Mise en scène Alessandro Marinuzzi
Résumé
Le désenchantement de ce jeune prêtre ne nous renvoie pas seulement la crise de la foi et de la vocation religieuse, mais à toutes les frustrations et à tous les tourments de la jeunesse. Comment accéder à la fonction ? Comment accéder au « rôle » social en revêtant « l’habit au risque de faire disparaître le corps ?
Création de l’Atelier Théâtral de Louvain-la-Neuve.
Le Funambule
du 2 au 30 septembre 1988
Distribution
Auteur Jean Genet – Mise en scène Pierre Constant – Avec Pierre Constant
Résumé
Au-delà du funambule et du cirque, c’est du théâtre que parle Genet, du comédien, du poète, de lui-même.
Compagnie l’Azalaï.
Le Pélican (création)
du 20 février au 25 mars 1989
Distribution
Auteur August Strindberg – Mise en scène Armand Delcampe – Scénographie Josef Svoboda – Avec Colette Emmanuelle, Yvette Merlin, Evelyne Rambeaux, Robert Guilmard, Bernard Sens.
Résumé
Le titre est ironique évidemment. L’héroïne de la pièce, la mauvaise mère, est le faux pélican qui, pour garder elle-même l’argent nécessaire à ses plaisirs, a soumis ses deux enfants à de telles privations qu’ils resteront toute leur vie chétifs et souffreteux. L’existence avec son mari a été une infernale danse de mort ; elle lui a ravi par ses mensonges l’affection de sa fille, qu’elle a en fin de compte mariée à son propre amant. Le père en est mort de désespoir, mais a laissé pour son fils une lettre où il dénonce toutes les vilenies dont ils ont été les victimes. Aux souffrances intolérables provoquées par cette révélation, s’ajoute le sentiment de l’irresponsabilité. Le seul remède possible est la mort. Le feu est mis à la maison : le frère et la sœur, tandis que la chambre commence à s’emplir de fumée, s’abandonnent à une asphyxie qui ne sera peut-être que le prélude d’une libération.
Création de l’Atelier Théâtral de Louvain-la-Neuve.
Le baiser de la femme araignée (création)
du 14 septembre au 11 octobre 1987
Distribution
Mise en scène Armand Delcampe – Auteur Manuel Puig – Décor Guy-Claude François – Costumes Elena Mannini – Avec Stéphane Jobert, Jean-Michel Dupuis.
Résumé
Dans une cellule de prison croupissent ensemble un militant révolutionnaire dont la police espère soutirer des renseignements par la torture, et un homosexuel arrêté pour avoir pratiqué son art. Deux hommes on ne peut plus étrangers, culturellement, l’un à l’autre. On assiste à la naissance, puis à l’ancrage de leur amitié et estime réciproques, basées sur le respect, y compris de leurs faiblesses respectives, et sur ce que chacun peut apporter à l’autre, sans exiger d’en rien recevoir en compensation.
Coproduction Atelier théâtral de Louvain-la-Neuve et Comédie des Champs-Elysées.
Une petite douleur
du 28 février au 28 mars 1986
Distribution
Auteur Harold Pinter – Texte français Eric Kahane – Metteur en scène Patrice Kerbrat – Décor et costumes Jacques Le Marquet – Avec Fanny Delbrice, Patrice Kerbrat, Armand Delcampe.
Résumé
Edouard et Flora, un couple de bourgeois aisés, vivent dans une grande maison de campagne entourée de jardins. Derrière leur dialogue anodin perce une forte tension. Ils sont soucieux : depuis quelque temps, environ deux mois, un vieillard se tient avec un plateau à la porte de derrière de leur jardin, essayant de vendre des allumettes aux passants. Or, il ne passe là presque personne. Dans quel but ce vieillard feint-il donc ? Ils le font entrer. Ils lui parlent, l’interrogent, se racontent. Deviennent nerveux, fiévreux. Ce visiteur reste muet. Qui est-il ou que représente-t-il ? Est-il un personnage réel ou la concrétisation des angoisses et des fantasmes d’Edouard et de Flora ? Peut-être un ange de la mort ? Son arrivée en tout cas bouleverse dans ses assises la vie de ce couple…
Une production de l’Atelier Théâtral de Louvain-la-Neuve
Un Tango en bord de mer
du 21 septembre au 8 octobre 2010
Distribution
Auteur : Philippe Besson – Metteur en scène : Patrice Kerbrat – Interprétation : Jean-Pierre Bouvier, Fred Nyssen
Résumé
Tête-à-tête dans un bar, une nuit
Deux hommes se retrouvent – par hasard ? – un soir, dans un bar d’hôtel. L’un, écrivain célèbre ; l’autre, jeune chien fou, vif et nerveux.
Leur différence d’âge, de milieu, de statut… tout les éloigne a priori et pourtant…Vincent et Stéphane ont vécu une liaison, ils ont été amoureux, éperdument, jusqu’à la rupture, un jour, il y a deux ans.
Cette nuit en bord de mer leur appartient. Une nuit pour revenir sur leur passé, leurs plaies, et envisager l’avenir.
L’écrivain français Philippe Besson (En l’absence des hommes, Son frère, Un homme accidentel, Les jours fragiles) signe une première pièce qui nous tient en haleine de bout en bout. De la justesse des personnages qui prennent vie sous sa plume, aux répliques qui coulent de source, c’est beau, touchant, évident. Nous sommes fiers de créer le premier texte théâtral de cet auteur.
Figure omniprésente du petit écran, Jean-Pierre Bouvier se glisse avec aisance et justesse dans des
personnages éclectiques. Avec plus de cent dix films pour la télévision et le cinéma à son actif, il reste tout de même très attaché à la scène, son espace de jeu favori. Lauréat du Prix Gérard Philipe, Grand Pensionnaire de la Comédie-Française (1989-1990), Jean-Pierre Bouvier a enchaîné les rôles ces dernières années. La saison dernière, il a envouté le public de l’Atelier Théâtre Jean Vilar avec Compartiment séducteur.
Un Tango en bord de mer a été créé en août 2010, au Festival Royal de Théâtre de Spa. La pièce a été saluée par la critique.
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Une fiction bouleversante de vérité
Paris, 1945. Klara, jeune femme juive allemande revient parmi les siens après 29 mois de déportation dans les camps. Sa belle-sœur Angelika l’accueille et tente de la ramener à une vie normale. Mais d’emblée Klara refuse de voir Victoire, sa petite fille de 3 ans.
L’amour teinté d’incompréhension que lui portent ses proches ne suffira pas à effacer l’horreur vécue. Klara suggère et fait resurgir, par bribes, tandis qu’Angelika écoute, impuissante. Klara est revenue, et rien ne sera plus jamais pareil…
Jorge Semprun, écrivain, scénariste et homme politique espagnol, connut lui aussi la déportation et la difficulté de réadaptation à son retour des camps. Il rend un bel hommage à l’oeuvre : J’attendais depuis quelque temps un récit comme Le Non de Klara. Je ne m’attendais pas à cette qualité, elle est inespérée. Mais j’attendais une fiction, une prise de pouvoir romanesque sur la mémoire des camps.
Car nous sommes à l’orée de la disparition des témoins, de l’évanouissement de la mémoire directe, charnelle, oserai-je dire, de l’expérience du Mal radical dans les camps nazis. Après, il y aura les travaux des historiens, des sociologues. Nécessaires, mais insuffisants. Si la fiction ne s’emparait pas de cette mémoire, celle-ci s’évanouirait. Cesserait, du moins, de se renouveler, de se ressourcer, de redevenir actuelle.
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Le roman est paru aux éditions Maurice Nadeau.
Rencontre avec l’auteur Soazig Aaron et l’équipe du spectacle le dimanche 21 novembre
A l’issue de la représentation, soit vers 16h30 (entrée libre sans réservation).
Malentendus
du 30 novembre au 17 décembre 2010
Distribution
Auteur : Vincent Engel – Metteur en scène : Daniela Bisconti – Interprétation : Michaël Manconi, Cécile Van Snick, Stéphanie Van Vyve
Résumé
Autour du Secret, une mélodie douce et amère entre une mère et sa fille
Au fil du récit se dévoilent deux femmes, la mère et sa fille, inséparables et complices, en même temps excessives et impitoyables l’une envers l’autre. L’amour qui les unit est unique et pourtant un secret les sépare. L’enfance de la mère dont on ne parle jamais, ses origines étrangères et l’exil créent un mystère insupportable pour la fille, traduit par un besoin viscéral de savoir.
A travers une succession de tableaux du quotidien, les grandes étapes de la vie défilent devant nos yeux… Des tableaux qui disent la difficulté et la force d’aimer, l’ambivalence des sentiments, tout cela avec humour et tendresse, loin de toute psychanalyse. Nous connaissons ces femmes, elles sont proches de nous, et les hommes qui les accompagnent pour un bout de chemin ne font que mettre en valeur leur force et leur détermination, leur beauté aussi, à travers tous les âges de la vie.
Vincent Engel est romancier, essayiste, dramaturge et scénariste. Ses derniers romans sont Retour à Montechiarro (2001), Les Absentes (2006) et La Peur du paradis (2009).
Professeur de littérature contemporaine à l’Université catholique de Louvain et d’histoire à l’Ihecs (Bruxelles), il est également chroniqueur au Soir et au Standaard.
Nous avons le privilège de porter à la scène pour la toute première fois un de ses textes, dont la lecture a eu lieu au dernier Festival de Théâtre de Spa. Eté 2010 : la première représentation du spectacle se tient dans le « salon gris » du même Festival !
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Un talent comique est né : Julie Duroisin
David Bowie s’appelle David. Gustave Flaubert s’appelle Gustave. David a sorti Ziggy Stardust dans les années 70. Gustave a écrit Madame Bovary à une époque genre Moyen Age. David est une star du rock, le symbole androgyne de toute une génération. Gustave est mort il y a tellement longtemps qu’on ne sait même plus très bien quelle tête il avait, sauf que c’était un gros moustachu. Franchement, entre les deux, vous auriez choisi lequel vous? Je m’appelle Emma, j’ai dix-sept ans et j’ai d’autres choses à me taper que Flaubert. Cette histoire est mon histoire.
La pièce retrace le parcours d’une femme moderne, depuis ses premiers pas, jusqu’à la fin de sa vie en passant par l’adolescence et la quarantaine. Un spectacle drôle, enlevé et vitaminé à souhait !
Julie Duroisin passe d’un âge à un autre avec habileté, adaptant le jeu du corps, de la voix, des expressions du visage pour atteindre le ton juste. Cet exercice difficile de métamorphose semble naturel tant elle est sincère et ne tombe jamais dans la caricature. (La Libre Belgique, mai 2008)
Une production de l’asbl Lato Sensu.
Bouffée de tendresse revigorante
A la base du spectacle, une étonnante rencontre entre un jeune homme et Marie, une « vieille indienne » des temps modernes. Jean-Luc Piraux s’est inspiré d’un souvenir pour écrire ce texte. Il y a 30 ans, il a croisé Marie sur le bord d’un sentier. Revenant de sa « tournée des œufs », la dame de 80 ans pousse son vélo dont le pneu est crevé. Il propose de la reconduire chez elle.
Marie vivait seule dans une petite ferme, au milieu des champs, près d’un bois, derrière un étang où deux cygnes faisaient la loi. Devant la maison, les poules picoraient. Elle me les présenta une à une : Soleil, Gratte-sol, N’a-qu’un-œil… Elle les remerciait pour chaque œuf pondu. C’était un petit bénéfice qui s’ajoutait à sa maigre pension de veuve.
Je lui rendis visite de nombreuses fois tant sa bizarrerie m’attirait. Ces rencontres ont résonné longtemps en moi. Elles ont ouvert une porte et partout où j’ai vécu, que ce soit en ville ou à la campagne, j’ai rencontré une « Marie ».
J’ai creusé ma mémoire, avivé mes souvenirs, pour relater et partager avec le public de théâtre quelques moments privilégiés avec Marie, ou plutôt ces « Marie » multiples, ces femmes Chaplin, ces femmes à la Tati, ces Buster Keaton féminines, ces Karl Valentine en dehors du temps, ces dernières des Mohicans…
Une amitié singulière qui prend aujourd’hui la forme d’un hommage où se mélangent humour, tendresse et poésie sur fond de nostalgie d’une époque révolue. Seul en scène, Jean-Luc Piraux incarne tour à tour cette vieille dame fougueuse – archétype d’une grand-mère que nous avons tous aimée – , le jeune garçon qu’il était à 17 ans lorsqu’il la rencontra et l’homme qu’il est devenu aujourd’hui.
Une production du Théâtre Pépite.
La Voix est libre
du 25 au 29 janvier 2011
Distribution
Spectacle vocal de Bernard Massuir – Écriture, mise en scène et interprétation : Bernard Massuir
Résumé
Un régal de fantaisie, en toute simplicité
Clown, comédien, chanteur, faiseur de sons, Bernard Massuir est un homme libre qui a le charme de ne pas se prendre au sérieux, un artisan qui chante le langage universel : la voix débarrassée des mots. Il virevolte, rebondit, triture et ponctue, s’emporte et s’en va dans on ne sait quelles improvisations au service de l’humour musical et de la dérision.
En 1989, Bernard Massuir crée le légendaire trio de clowns belges Les Troyens, de passage en 1993 au Théâtre Jean Vilar avec le spectacle Le Grand Jour. L’artiste poursuit depuis 1998 son odyssée en solo. Son premier album et one-man-concerto Itizzz…some sing connaît une tournée internationale de plus de 400 dates, parcourant l’Europe, le Canada, le Mozambique, le Cap Vert, la Réunion ou encore le Japon, après avoir été rodé à… New York ! Ces escapades autour du globe ont amené Bernard à découvrir de nombreuses musiques. Il y puise son inspiration pour nous offrir un florilège de sons inattendus et explore toujours plus loin les multiples facettes de la voix pour créer un univers tantôt facétieux, tantôt grave.
En 2007, il revient sur les planches avec un nouvel opus La Voix est libre, créé cette fois au Portugal. Au cours de ce récital, Bernard Massuir accompagne sa voix d’un rare et vieil accordéon appelé « basse aux pieds », hérité de son grand-père qui en jouait dans les campagnes de la Belgique de l’entre-deux-guerres. Soyez curieux de le rencontrer, il vous le rendra bien !
Jeu de bouche et d’articulation, mixage de son et de puissance… Le résultat sur scène : une réelle liberté, un parcours acrobatique et virtuose au cœur de la voix humaine. A découvrir d’urgence dès l’âge de 6 ans ! (La Libre Essentielle, mars 2009)
Une production de la Compagnie Les Troyens.
Une Passion
du 8 au 12 février 2011 (complet)
Distribution
Auteur : Christiane Singer – Mise en scène, conception, adaptation et interprétation : Carmela Locantore – Oeil extérieur : Delphine Hertogs.
Résumé
Le destin tragique des amours d’Héloïse et Abélard
Au 12ème siècle, l’attirance entre la toute jeune Héloïse et son précepteur Abélard, philosophe bien plus âgé qu’elle, se heurte à la rigidité du Moyen Age. Dès leur premier regard, ils se reconnaîtront et s’aimeront, mais jamais il ne leur sera permis de vivre leur passion au grand jour. Devenue religieuse, Héloïse, le jour de son soixantième anniversaire se penche sur son passé. Voilà soixante fois déjà que j’ai vu l’automne… Assise seule à la table de ma cellule, je prends la plume. Par le geste, le plaisir de l’écriture, elle évoque sa jeunesse et retrace les événements qui ont anéanti la promesse d’une existence toute tendue vers l’harmonie et l’amour. Christiane Singer brosse le portrait d’une Héloïse sensible, modeste, sensuelle.
Qui n’a connu, ne fût-ce qu’une heure dans sa vie, ce sentiment exacerbé de l’amour, qui arrache cœur et esprit à l’image des deux amants célèbres et malheureux ?
Christiane Singer fouille dans le passé collectif des hommes, dans l’Histoire pour livrer un roman d’une grande richesse poétique. Ecrit en prose, il témoigne d’un moment de sa vie de femme, sublimé au travers des figures d’Héloïse et Abélard.
Romancière et essayiste au charisme étonnant, Christiane Singer place la dimension intérieure et spirituelle propre à chacun au coeur de son oeuvre. Lectrice à l’université de Bâle, puis chargée de cours à l’université de Fribourg, elle se fait connaître dès l’âge de 22 ans avec son livre Les Cahiers d’une hypocrite qui paraît en 1965. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, elle gagne le prix des libraires en 1978 pour La Mort viennoise et le prix Camus pour Histoire d’âme en 1988.
Le roman portait déjà en lui la trace du monologue. Pour Carmela Locantore, l’envie de l’adapter pour le théâtre est immédiate : Ce récit puissant, lyrique, accessible à tous, sans trace de ressentiment ni de colère malgré la violence des événements relatés, ce magnifique message de paix et d’amour, m’a inspiré le désir du partage.
Avec une intensité tantôt contenue, tantôt vibrante, parfois explosive, la comédienne déploie une puissante alchimie du verbe. Elle ne dit pas le texte, elle le respire, le mange, l’exsude, comme s’il venait du plus profond d’elle-même. (La Libre Belgique, août 2009)
L’ouvrage original est publié aux éditions Albin Michel.
Le Masque du dragon
du 15 au 28 février 2011 (complet)
Distribution
Auteur : Philippe Blasband – Metteur en scène : Hélène Theunissen – Interprétation : Babetida Sadjo, Awa Sene Sarr
Résumé
Un conte ludique, poétique et citoyen
Deux conteuses africaines de deux tribus différentes, en guerre l’une contre l’autre, se voient obligées de travailler ensemble. Pour gagner leur vie, elles vont raconter l’histoire du Masque du dragon à un public occidental. Elles entrent pour la première fois dans un théâtre, en ignorant tout de nos codes artistiques. Chacune porte en elle la haine de sa tribu et sa propre version de la légende… Récit contre récit. Mais la nécessité d’exister ensemble finira par chasser leur rancune et rassembler leurs différences.
Une fable réconciliatrice pour un spectacle plein de rythme, de voix, de chants, servi par deux comédiennes magnifiques.
Diplômé en montage cinéma à l’I.N.S.A.S., Philippe Blasband est l’auteur de scénarios de films (Une Liaison pornographique, La Femme de Gilles, Le Tango des Rashevski, Thomas est amoureux), de romans (Johnny Bruxelles, Irina Poignet, Max et Minnie…) et de pièces de théâtre (La Lettre des chats, Les Mangeuses de Chocolat, Une Chose intime…). Il a aussi écrit et réalisé des longs métrages (Un Honnête Commerçant) et mis en scène certains de ses textes. Le Masque du dragon a été écrit en 1984.
Le duo de comédiennes fonctionne très bien : Awa Sene Sarr et Babetida Sadjo, à la fois complices et antagonistes, font preuve de fraîcheur et de rouerie. Mises en scène par Hélène Theunissen, elles nous parlent de manière poétique et concrète d’une possible harmonie entre les êtres et les cultures. Un spectacle plein d’espoir sur une situation apparemment sans issue… (La Libre Belgique, août 2009)
Une création de MEKESKIDI asbl à l’Atelier du Théâtre des Martyrs en coproduction avec le Théâtre en Liberté.
Moi, je crois pas
du 14 septembre au 1er octobre 2011
Distribution
Auteur : Jean-Claude Grumberg – Metteur en scène : Vincent Dujardin – Interprétation : Eric De Staercke, Patricia Houyoux
Résumé
Le couple dans tous ses états
Quelque part entre l’univers de Beckett et celui des « Bidochon », un couple se chamaille à qui mieux mieux. Madame veut croire à tout et Monsieur ne croit à rien.
Jour après jour, bien installés dans leur salon, ils s’affrontent en joutes verbales désopilantes. Ils s’insultent, plaident, menacent, argumentent, mêlant la mauvaise foi à l’ingénuité et l’absurdité au bon sens, chacun voulant asseoir les certitudes qui sont les siennes au regard de quelques évidences fondamentales. Dieu, Hitler, le yéti, l’évolution darwinienne, le lobby juif, rien n’échappe à leur misérable existence. Ainsi le temps, la vie même, passent et au bout du compte, Monsieur ne se souvient plus de ce à quoi il ne croyait pas et Madame a oublié ce à quoi elle croyait.
Avec la force comique qui caractérise son écriture, Jean-Claude Grumberg transcende un quotidien trop étriqué et pointe avec justesse (mais non sans férocité) les travers dans lesquels chacun de nous peut s’engluer d’une manière ou d’une autre… Vincent Dujardin
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Un délice d’humour noir
Abram Potz est un vieillard de quatre-vingt-six ans, ancien psychanalyste, qui a l’habitude des périples lointains organisés par les Voyages Hippocrate. Il y rencontre toujours les mêmes personnes – médecins et conjoints – qu’il apprécie très modérément ; il est vrai qu’Abram Potz n’aime pas grand monde et surtout pas les jeunes…
« Moi, moi, Abram Potz, j’ai tué. De mes mains crevardes et frigides, sans mobile conscient, sans émotion perceptible, sans effort, d’une chiquenaude gratuite, j’ai jeté un homme à la mort. J’ai accompli mon premier meurtre et je retrouve, non pas une raison de vivre, ce serait trop demander, mais une raison de ne pas disparaître encore et une vigueur morale incroyable. Je dis premier crime comme on dit premier amour, car je présume qu’il y en aura d’autres. »
La Seconde Vie d’Abram Potz est écrit par l’auteur belge Foulek Ringelheim, docteur en droit à l’Université de Liège, licencié en criminologie de l’ULB et membre du Conseil supérieur de la Justice. Le roman a obtenu le Prix des lycéens 2005.
La cruauté joyeuse des mots et le cynisme du texte ont été transposés avec justesse et humour pour la scène par l’auteur et Catherine Brutout. Comédienne, metteur en scène et directrice du Théâtre du Méridien, elle compte à son actif la création lumière de nombreux spectacles et possède le don de découvrir des auteurs belges de talent. Sa sensibilité liée à l’interprétation espiègle de Freddy Sicx nous offre un régal d’humour noir, politiquement incorrect et souvent hilarant.
Une production du Théâtre du Méridien.
Alessandro et Maria
du 10 au 30 novembre 2011
Distribution
Auteur : Giorgo Gaber et Sandro Luporini – Traduction et mise en scène : Pietro Pizzuti – Avec : Angelo Bison et Lorette Goosse – Assistant mise en scène : Sébastien Marchetti – Lumières : Marc Lhommel – Espace scénique et costumes : Pietro Pizzuti – Régie : Jacques Perera – Construction décors : Marc Cocozza et Mathieu Regaert – Direction technique : Jacques Magrofuoco
Résumé
Divorce à l’italienne
Ecrite en 1980, cette comédie enlevée prend la forme d’un dialogue irréel et intime entre deux anciens amants. Alessandro et Maria se retrouvent deux ans après leur séparation. Ils évoquent les moments du passé et leurs sentiments actuels. L’histoire qu’ils ont vécue a été marquée par une forte complicité, de la tendresse et de l’affection, qu’ils cherchent à regagner, insatisfaits par leur vie présente.
Au fil de la pièce, ils vont de reproches en disputes, jugent leurs existences avec cruauté puis l’instant d’après rient de bon cœur, goûtant à nouveau brièvement à leur connivence d’autrefois.
Pourquoi Alessandro et Maria décident-ils de se revoir ? Pourront-ils faire revivre leur histoire d’amour ? Qui n’a jamais espéré pouvoir le faire… Mais le souvenir est-il seulement un rêve ou a-t-il été réellement vécu ?
Giorgio Gaber et Sandro Luporini, complices d’écriture, trament de fils d’or l’éternel recommencement de l’amour après l’amour. Mécanique humaine qu’ils cisèlent en orfèvres, mettant en scène une femme et un homme communs, dans une fable commune qui atteint l’inouï. Pietro Pizzuti
Pietro Pizzuti aime découvrir les voix les plus singulières du théâtre italien contemporain (Celestini, Paravidino…). Il traduit ici Alessandro et Maria, une comédie exubérante « à l’italienne » qui, tout comme Le Gris, créé en 2008 au Rideau de Bruxelles, est le résultat littéraire de l’amitié qui liait le musicien Giorgio Gaber et le peintre Sandro Luporini. Le texte a été porté à la scène une première fois en 1982 à Parme avec Gaber lui-même dans le rôle masculin. En 2009, une nouvelle création a lieu au Teatro Bellini Stabile de Naples.
Un projet de l’ASBL Les Terres Arables produit par l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
En toute inquiétude
18 septembre au 4 octobre 2012
Distribution
Texte de : Jean-Luc Piraux – Mise en scène : Olivier Boudon – Avec : Jean-Luc Piraux – Conseiller en dramaturgie : Anne-Marie Loop, Marianne Hansé, Didier De Neck, Olivier Boudon – Costumes et accessoires : Natacha Belova – Régie, création lumières : Marc Defrise – Productrice et assistante : Brigitte Petit
Résumé
Chemins de vie
L’histoire de Séraphin, c’est celle d’un quinqua qui voudrait bien, mais qui n’en peut plus. Cadre dans une grande entreprise, il vit sans se poser la moindre question sur son avenir ou sur celui du monde, jusqu’au jour où, sans l’avoir vu venir, il est licencié. Déchu du modèle patriarcal où le père est censé subvenir aux besoins matériels de sa famille, il est perdu. Largué au boulot, dépassé en famille, il est prêt à tout : apprendre l’anglais, la natation, le langage HTML, la rébellion. Pourtant quelque chose résiste. Et si c’était lui-même ?
Seul en scène, Jean-Luc Piraux s’inspire du cheminement de son père perdu à l’adolescence, un père sans révolte face à un jeune en pleine révolte. Portrait touchant d’un homme discret, hésitant et malgré ses efforts toujours un peu en décalage avec le monde dans lequel il vit. Une pièce qui interroge avec un appétit drôle et cruel la science aléatoire des trajectoires de vie.
Coup de coeur du Festival Royal de Théâtre de Spa cet été !
V. Rimbaud
9 au 16 octobre 2012 (complet)
Distribution
Auteur : Françoise Lalande – Mise en scène : Jacques Herbet – Avec : Marie-Claire Clausse – Scénographie : Daniel Godard – Musique : Jean-Sébastien Bach – Régie : Pierre Ughi
Résumé
A toi, mon fils
Cette adaptation du roman de Françoise Lalande, Madame Rimbaud évoque la destinée du grand poète français à travers les yeux de sa mère, née Vitalie Cuif.
Vitalie Cuif naît en 1825. Fille de fermiers, elle n’a que 5 ans lorsque sa mère meurt, lui laissant la responsabilité du ménage. Elle devient elle-même mère avant d’être femme. Délaissée par un mari militaire, attachée aux valeurs du passé, monarchiste, Vitalie élève ses quatre enfants avec intransigeance, rigueur et bigoterie. Ses rapports avec Arthur adolescent sont pour le moins houleux ; la suite les rapproche et les rend attachés et attentifs l’un à l’autre, malgré la souffrance engendrée par l’évolution de ce fils, poète, homosexuel et explorateur. Vitalie Cuif décède en 1907, 16 ans après avoir enterré son fils. Elle laisse une importante correspondance qui permet de découvrir avec un regard intime le parcours d’Arthur Rimbaud, du succès à la dérive.
Des Jours trop longs
6 au 23 novembre 2012
Distribution
Auteur : Catherine Meeùs, Eléonore Meeùs, Stéphanie Van Vyve – D’après le roman éponyme de : Marie Denis – Mise en scène : Cécile Van Snick – Avec : Eléonore Meeùs (Cécile), Stéphanie Van Vyve (Camille) – Lumières : Jacques Magrofuoco – Scénographie et costumes : Renata Gorka – Régie son/lumières : Manu Maffei – Construction décors : Marc Cocozza, Quentin Huwaert, Mathieu Regaert – Habilleuse : Emmanuelle Froidebise – Direction technique : Jacques Magrofuoco
Résumé
Désirs de femmes
En 1961, Cécile a 32 ans et pense être enceinte. Cette mère de famille nombreuse dont les grossesses s’enchaînent avec plus ou moins de bonheur ne sait comment accueillir la nouvelle. Muselée par les convenances de l’époque, elle s’interroge sur sa condition de femme, de mère et d’épouse. Des sentiments contradictoires qu’elle nous livre avec pudeur et sensibilité.
En 2011, Camille a 32 ans. Elle ne souhaite pas d’enfant. Après une histoire de 7 ans, elle est fraîchement séparée d’Alex et revient dans la maison vide de sa grand-mère Cécile. L’occasion pour elle de faire le point et de se remémorer avec tendresse son enfance.
Voici que les voix des deux jeunes femmes se croisent et se font écho, à 50 ans de distance. Et même si les mentalités ont changé, Camille se confronte à une société dans laquelle la maternité reste une évidence.
Jean et Béatrice
29 novembre au 12 décembre 2012
Distribution
Auteur : Carole Fréchette – Mise en scène : Cathy Min Jung – Assistant mise en scène : Alexis Goslain – Scénographie et costumes : Renata Gorka – Création lumières : Thomas Vanneste – Régie : Mathieu Bastyns – Avec : Myriem Akheddiou (Béatrice), Nicolas Ossowski (Jean)
Résumé
Jeune femme cherche homme idéal
« Jeune héritière recherche un homme qui pourra l’intéresser, l’émouvoir et la séduire. Récompense substantielle à la clé. »
Béatrice placarde cette annonce sur tous les murs de la ville, avant de s’enfermer dans son appartement au 33eme étage d’une tour. Princesse des temps modernes, elle attend l’homme qui la délivrera de sa solitude. Jean, un chasseur de primes expérimenté, se soumet aux épreuves par appât du gain.
Commence alors un jeu étrange, drôle et fascinant. En tentant de correspondre à l’homme idéal selon Béatrice, Jean s’égare et se dévoile, malgré lui. A force de trop vouloir mener la danse, Béatrice s’emmêle les pieds. L’appartement se transforme en piège et la rencontre devient un duel…
Cìncali !
10 au 27 janvier 2013
Distribution
Auteur : Nicola Bonazzi, Mario Perrotta – Traduction : Hervé Guerrisi – Mise en scène : Mario Perrotta – Régie : Eric Degauquier – Avec : Hervé Guerrisi
Résumé
Mineur à vie
Cìncali, traduit, adapté et interprété par Hervé Guerrisi évoque la vie des mineurs italiens en Belgique dans l’après-guerre, à l’époque où la perspective d’un travail « bien rémunéré » pousse toute une génération au déracinement volontaire et à l’exode économique.
Pinuccio, jeune facteur de 16 ans, est resté dans son village des Pouilles pour distribuer le courrier de ces hommes partis chercher fortune dans les mines du Nord. Celui par qui le récit prend vie nous rappelle que ces « cìncali » – déformation francophone du terme zingari (gitans) – dont la seule appellation témoigne du peu de considération que la population autochtone leur accorde, ont chacun leur histoire. Histoires d’orgueil, d’espérance, de rancœur, toutes différentes et toutes pareilles.
Un livre ouvert sur un pan méconnu de notre passé. On découvre une politique d’accueil scandaleuse, des conditions sanitaires désastreuses, bref, l’enfer vécu par ces hommes déracinés. Assis sur une chaise, les yeux perçants et les mains volubiles, Hervé Guerrisi raconte avec sobriété et humanité un récit d’une poignante simplicité.
Hêtre
31 janvier au 8 février 2013 (complet)
Distribution
Auteur : Céline Delbecq – Mise en scène : Céline Delbecq – Avec : Muriel Legrand, Charlotte Villalonga
Résumé
Se confronter à son enfance
Alors qu’elle remet les pieds pour la première fois depuis vingt ans dans l’atelier de menuiserie qui a bercé son enfance, Hêtre voit apparaître devant elle la petite fille qu’elle était. Entre l’Enfant aux rêves de strass et paillettes et la Femme responsable et submergée de travail, le temps s’est écoulé. Elle qui s’imaginait chanteuse de cabaret tient une librairie Gare du Midi.
Hêtre est-elle passée à côté de quelque chose ? Comment devenir adulte sans rester figé par trop d’angoisses ? Faut-il abandonner son enfance sur le bord de la route ou l’apprivoiser ?
Entre Cime et Racines
27 décembre 2010 à 14h30 et 17h
Distribution
Auteur : Krystina Vassileva – Avec : Anne Yernaux, Krystina Vassileva – Accompagnement artistique : René Georges
Résumé
Yana et Jeanne, jeunes grands-mères, se retrouvent autour de Chêne Eugène, l’arbre qui a marqué leur enfance. A l’aide de marionnettes et d’autres objets étranges de la nature (fruits, morceaux de bois, champignons…) elles racontent leurs histoires.
Un spectacle sur l’Amitié qui a pour objectif de familiariser les jeunes spectateurs à la nature, de développer leur imaginaire, de leur montrer qu’il est possible de jouer avec des petits bouts de « rien »…
Le Grand Saut
29 décembre 2012 à 11h et 14h30
Distribution
Mise en scène : Martin Staes-Polet – Avec : Etienne Serck, Noemi Tiberghien
Résumé
Deux personnages partent à la découverte d’un chantier urbain habité d’objets insolites et sonores. Mus par la curiosité, ils se collent le nez au plâtre, font sonner les ustensiles, empilent les briques, envoient balader sable et eau dans les tuyaux et terminent leurs aventures par un grand plongeon.
Zazie et Max
30 décembre 2010 à 14h30 et 17h
Distribution
Auteur : Thierry Lenain – Mise en scène : Baptiste Isaia – Avec : Sophie Linsmaux, Coralie Vanderlinden
Résumé
La vision du monde de Max est bouleversée par l’arrivée de Zazie, nouvelle élève dans sa classe. Jusqu’à ce jour, il pensait que toutes les espèces du monde étaient divisées en deux catégories, les « avec zizi » et les « sans zizi ». Mais Zazie présente toutes les caractéristiques d’un « avec » : elle est forte au foot, dessine des mammouths, monte dans les arbres, ce qui ne manque pas d’intriguer Max.
Le Cirque à 3 pattes
28 décembre 2012 à 11h30 et 15h
Distribution
Auteur : Martin Staes-Polet – Avec : Nathalie Delvaux, Zosia Ladormiska, Florence Laloy
Résumé
Sur scène, trois femmes, lointaines cousines de la femme-tronc, femme à barbe, femme-poisson, plus attachantes qu’effrayantes. Trois femmes font leur cirque, sans lion, sans trampoline, ni câble suspendu. Sans filet, elles prennent des risques ! Elles créent du merveilleux avec trois fois rien… et le cirque est là, avec toute sa palette d’émotions. Chaque spectateur, du plus petit au plus grand, peut entrer et se laisser porter par cet univers onirique et enchanteur. Un voyage ponctué de musiques et de chants.
Regarde
le 29 décembre 2012 à 11h30 et 15h
Distribution
Avec : Yvette Berger, Tania Malempré, Edith Marten – Mise en scène : Mira Vandenbosch
Résumé
« Je fais de ma vie une oeuvre d’art et j’entre dedans.. »
La polyphonie prend son envol. Les sons glissent dans le mouvement et plongent dans la couleur. Sur une toile de coton géante, les voix et la peinture dansent ensemble.
Regarde et ouvre grand les portes de l’imagination. Un mélange subtil et gourmand.
L’Ennemi
Le 30 décembre 2012 à 11h30 et 15h
Distribution
Mise en scène : Bernard Massuir – Avec : Thierry Boivin, Stéphane Groyne
Résumé
Dans un univers qui flirte avec la bande dessinée, L’Ennemi propose une réflexion décalée, absurde et parfois drôle sur la guerre.Amateurs d’images sanglantes s’abstenir…
L’ennemi est bête : il croit que c ‘est nous l’ennemi alors que c’est lui! (Pierre Desproges)
Spectacle Octave Mirbeau – Le journal d’une femme de chambre et Les contes drôles et cruels
du 2 au 10 et du 19 au 27 février 1999
Distribution
Conception : Armand Delcampe – Avec : Marie-Line Lefebvre, Jean-Marie Pétiniot – Adaptation : Marie-Line Lefebvre – Mise en scène : Armand Delcampe
Résumé
« Le journal d’une femme de chambre »
La femme de chambre, Célestine, qui sert dans un château, est courtisée par son propriétaire, un vieillard fétichiste des chaussures ; par son gendre qu’afflige une épouse acariâtre ; et par son valet Joseph, un militant d’extrême-droite et assassin sadique. Le vieux meurt et Célestine devient une « dame » en épousant un capitaine en retraite.
« Contes drôles et cruels »
Dans une époque où règnent le toc et le simili, Mirbeau fait profession de débusquer l’infâme, d’arracher les masques de respectabilité. Les contes drôles transforment les vaniteux en pantins, les fantoches en fantômes, réduisent les empêcheurs de vie à leur minimum de malfaisance. Le rire attaque, corrode, provoque…
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Spectacle Octave Mirbeau – Le journal d’une femme de chambre et Les contes drôles et cruels
du 2 au 10 et du 19 au 27 février 1999
Distribution
Conception : Armand Delcampe – Avec : Marie-Line Lefebvre, Jean-Marie Pétiniot – Adaptation : Marie-Line Lefebvre – Mise en scène : Armand Delcampe
Résumé
« Le journal d’une femme de chambre »
La femme de chambre, Célestine, qui sert dans un château, est courtisée par son propriétaire, un vieillard fétichiste des chaussures ; par son gendre qu’afflige une épouse acariâtre ; et par son valet Joseph, un militant d’extrême-droite et assassin sadique. Le vieux meurt et Célestine devient une « dame » en épousant un capitaine en retraite.
« Contes drôles et cruels »
Dans une époque où règnent le toc et le simili, Mirbeau fait profession de débusquer l’infâme, d’arracher les masques de respectabilité. Les contes drôles transforment les vaniteux en pantins, les fantoches en fantômes, réduisent les empêcheurs de vie à leur minimum de malfaisance. Le rire attaque, corrode, provoque…
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Adieu
du 29 janvier au 8 février 1991
Distribution
Avec Fred Personne – Auteur Danièle Sallenave – Avec Pierre Banderet – Mise en scène Yvon Chaix.
Résumé
Par le hasard d’un congé forcé, un homme jeune rend pendant un mois visite à son grand-oncle. Tout les sépare mais la parenté a tissé entre eux des liens diffus. Le vieil homme parle, le jeune homme le photographie, le regarde et, le questionnant, s’étonne.
Qu’a donc fait de sa vie ce vieil homme muré dans la sphère étroite d’une existence dont rien n’est venu l’arracher, qui n’a connu ni les livres ni les voyages et qui, à l’extrême bord de sa vie, ne semble éprouver ni inquiétude ni regrets, mais seulement un grand assentiment au grand ordre des choses ?
Ce dialogue d’un vieil oncle au crépuscule d’une vie avec son neveu qui essaie de l’entraîner respirer « l’air du dehors » nous renvoie à ces souvenirs que nous portons tous pudiquement dans un coin de notre mémoire.
Qui n’a jamais vécu ces moments d’émotions simples chargés d’humanité au contact d’un aîné, Qui n’a jamais vécu ces moments d’émotions simples chargés d’humanité au contact d’un aîné ? Qui n’a jamais puisé dans ces rencontres, sans enjeu, la force d’un regard de sagesse et l’humilité d’un bonheur ?
Production de la Compagnie Yvon Chaix à Grenoble.
L’Ecole est finie !
6 au 26 novembre 2014
Distribution
Auteur : Jean-Pierre Dopagne – Mise en scène : Cécile Van Snick – Avec : Chloé Struvay
Résumé
Comment évoluer à l’école quand un dix sur vingt représente un « Très bien » ? De la maternelle avec ses rayons de couleurs et ses chansons, à l’université, en passant par la désillusion de l’école primaire, Caroline, 22 ans, future professeure, se raconte.
A 14 ans, Caroline préfère le David Copperfield de Charles Dickens aux héros édulcorés, prêts-à-consommer des livres pour adolescents. C’est à ce moment-là que, sans crier gare, la passion des mots s’empare d’elle : le charme du subjonctif imparfait, la beauté d’une tournure, la précision de la grammaire l’émerveillent.
Quelques années plus tard, elle, l’élève médiocre, entame avec audace des études universitaires littéraires. Entre les subtilités du latin et les tout-puissants pédagogues, elle revient sur le parcours des professeurs qu’on forme (conformes ?). Elle partage ses déceptions et son rêve d’une Ecole avec un grand E.
Passagères
samedi 20 décembre 2014 à 10h et 11h30
Distribution
Nuna Théâtre – Mise en scène : Luc Fonteyn – Avec : Nathalie de Pierpont, Catchou Myncke
Résumé
C’est le grand départ pour les vacances ! Les deux comédiennes, valise à la main, revivent leurs souvenirs, l’émerveillement, les peurs aussi, liées au voyage.
Terre Ô
samedi 27 décembre 2014 à 10h et 11h30
Distribution
Cie Nyash – De : Caroline Cornélis, Mitsiko Shimura – Avec : Mitsiko Shimura
Résumé
Une danseuse, de la terre, de l’eau, de la barbotine. Audacieuse, la danseuse prend le risque de se salir, de se plonger dans la matière. Grandes éclaboussures, petites glissades, coulées de terre, des histoires se racontent, des motifs apparaissent…