Auteur : Jean-François Viot – Mise en scène : Jean-François Viot – Interprétation : Bernard d’Oultremont, Léonil Mc Cormick
Résumé
Dialogue savamment troussé
Paris, vers 1850. Dans son appartement, Alexandre Dumas peine sur le début de ses Mémoires et se divertit de ses difficultés en tentant quelques articles pour son Dictionnaire de cuisine. La table est dressée et il attend studieusement sa maîtresse de l’époque, la délicieuse actrice Émilie Cordier. Gustave, son intendant et jeune apprenti écrivain, s’affaire quant à lui en cuisine. Il a également un rendez-vous galant et il lui tarde de pouvoir quitter son office. Mais voilà, Émilie est retenue par son mari et doit décliner l’invitation de son amant. Gustave se retrouve alors contraint et forcé de dîner, seul avec son maître…
De cette situation pour le moins décalée va naître une conversation croustillante entre les deux personnages. Truculence, esprit, mauvaise foi et effronterie seront au menu de ce dîner très spécial. Un beau divertissement, intelligent, raffiné et drôle.
De Ittre à Washington
Initialement programmé pour une seule représentation le 31 août 2002 dans le petit Théâtre de La Valette dirigé par Léonil Mc Cormick, Gustave et Alexandre y a finalement été joué une trentaine de fois. Suite à ce succès, une idée émerge: la pièce, écrite dans le cadre du bicentenaire de la naissance de l’un des cinq auteurs français les plus lus au monde, ne pourrait-elle pas sortir de nos frontières ? Et bientôt les quatre mousquetaires – deux comédiens, un auteur-metteur en scène et un régisseur – s’envolent pour une tournée qui, des quelques dates de départ, se voit rajouter des passages au Venezuela, en République Dominicaine, à Haïti et Puerto Rico pour conquérir ensuite le continent nord-américain, les États-Unis et le Canada. Au total quinze représentations dans onze villes différentes dont Miami, Washington, Chicago, Atlanta, Gatineau, Montréal et Ottawa. Au bout de la tournée, près de 3 500 personnes auront vu la pièce, dont une grande proportion de non-francophones, aidés par les surtitrages en anglais et en espagnol.
L’auteur belge Jean-François Viot a également signé la pièce Sur la route de Montalcino présentée à l’Atelier Théâtre Jean Vilar en 2009.
Une production du Théâtre de la Valette.
Britannicus
du 17 au 20 janvier 2012
Distribution
Auteur : Jean Racine – Metteur en scène : Tatiana Stepantchenko – Interprétation : Jacques Allaire, Magaly Godenaire, Laurent Letellier, Mathias Maréchal, Claire Mirande, Catherine Mongodin, Damien Rémy
Résumé
Aux portes de l’enfer
Mère possessive et manipulatrice, Agrippine n’a reculé devant aucun forfait pour placer son fils Néron à la tête de l’Empire romain, au détriment du prétendant légitime au trône, Britannicus. Le puissant ascendant qu’elle exerce sur l’empereur en herbe fait d’elle la secrète détentrice du pouvoir à Rome, dont elle use avec un admirable sens politique. Tout va pour le mieux entre la mère et le fils, jusqu’au jour où le jeune homme s’éprend de la belle Junie, l’amante de Britannicus. Il s’affranchit alors soudainement de la tutelle de sa mère pour laisser libre cours à ses passions et révéler son vrai visage, cruel et tyrannique. De l’aube à la tombée de la nuit, Néron va se métamorphoser sous nos yeux en un souverain brutal et sanguinaire, en un véritable monstre dont le destin sera désormais de « courir de crime en crime ».
C’est au plus près de l’épicentre de ce cataclysme dévastateur que se propose de nous mener la mise en scène de Tatiana Stepantchenko, là où s’opère la singulière transmutation des êtres sous l’effet de la passion (amoureuse et politique) et où se conçoivent les pires déraisons d’État.
Ce spectacle plonge dans l’incandescence des âmes, dans l’antre de l’alchimiste Racine où se transmuent non seulement les âmes mais aussi le monde. (La Voix du Nord)
Une production Cie Or.Azur, aidée par le Ministère de la Culture (DRAC Nord / Pas-de-Calais) et par la Région Nord / Pas-de-Calais | Coproduction Le Phénix-Scène Nationale de Valenciennes. Coréalisation série parisienne : Théâtre de l’Atalante.
Le Grand Retour de Boris S.
du 31 janvier au 12 février 2012
Distribution
Auteur : Serge Kribus – Metteur en scène : Valérie Lemaître – Interprétation : Xavier Campion, Alexandre von Sivers
Résumé
Père-fils ; improbables retrouvailles
Ils s’appellent tous les deux Spielman. Henri, c’est le fils de Boris. Boris, le père de Henri. Ça paraît évident, mais ce n’est pas si simple. Boris est toujours un peu largué. Henri, toujours un peu nerveux. Boris est dur, mais fragile. Henri, c’est l’inverse, il est fragile, mais dur.
Et voilà que Boris débarque à l’improviste chez son fils, qu’il n’a pas vu depuis des mois. On vient de lui proposer de jouer, au Théâtre National, Le Roi Lear de Shakespeare. Mais pour Henri, le moment est douloureux. Sa femme l’a quitté et il vient de perdre son travail. Les deux hommes n’ont jamais su véritablement se parler et rapidement les conflits éclatent. Car comme on le sait, quand on s’aime beaucoup, on s’engueule tout le temps…
Le Grand Retour de Boris S. est l’occasion d’un duel formidablement humain, vivant et drôle, entre un père et son fils qui prennent enfin un peu de temps pour s’avouer leur tendresse. L’occasion aussi de se poser quelques questions essentielles : qu’est-ce qu’un homme ? un Juif ? un père ? un fils ? Peut-on transmettre la mémoire sans transmettre la souffrance ?
Serge Kribus n’assène aucun message, ne théorise pas, il fait mouche, en un dialogue toujours vif, toujours surprenant et, ce qui ne gâte rien, drôle. Les deux hommes se heurtent, parfois se blessent, se fuient, se retrouvent, ricanent pour mieux cacher les larmes…(Les Échos)
En 2006, nous avions créé L’Amérique, pièce pour laquelle Serge Kribus a été nominé aux Molières dans la catégorie meilleur auteur. Le spectacle a été repris au Rideau de Bruxelles, au Festival de Théâtre de Spa, à Ath, Huy, Tournai et à Louvain-la-Neuve.
Un projet du Théâtre du Grand Complot produit par l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Deux représentations traduites en langue des signes le jeudi 9 février à 13h30 et 19h30
Rencontre avec l’auteur et l’équipe du spectacle le dimanche 12 février à l’issue de la représentation au bar (entrée libre – sans réservation)
Bouleversant voyage aux confins de l’humanité
Paris, août 1945. Klara, jeune juive allemande revient d’Auschwitz après 29 mois d’absence. Sa belle-sœur Angélika l’accueille. D’emblée, Klara refuse de revoir Victoire, sa fille de trois ans. Jour après jour, Angélika écoute Klara et tente, en rappelant leur passé et leur ancienne complicité, de ramener son amie à une vie normale… Mais Klara, « comme un champ de ruines », chargée de la mémoire de tous ceux qui ne sont pas revenus, dit non à tout, pour préserver la vie autour d’elle.
Anaël Snoek fascine et terrifie de bout en bout et Isabelle Paternotte joue sur une très belle palette de nuances, toutes deux dans une intense sobriété ponctuée de silences, qui laisse l’émotion surgir jusque dans le regard de ces formidables interprètes. (Le Soir, novembre 2010)
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar.
Le roman est paru aux éditions Maurice Nadeau.
Mes Singeries vocales !
du 8 au 11 mars 2012
Distribution
Auteur : Bruno Coppens – Metteur en scène : Eric De Staercke – Interprétation : Bruno Coppens, Pierre Poucet
Résumé
Spectacle d’un quinqua véner
« Ma mère aime beaucoup ce que vous faites. » Une phrase assassine lancée par une jeunette à un Bruno Coppens fraîchement cinquantenaire : de quoi faire un quinqua nerveux !
Traînant son amertume au bar de son ami Riton, Bruno lui confie ses peurs, s’interroge sur ce temps qui nous écharpe… et nage en plein décalage horreur.
Le jongleur fou des mots avait choisi de fêter ses 50 boogies en primeur sur la scène de l’Atelier Théâtre Jean Vilar en 2010. Epaulé par un comparse musicien-comédien, il se livre à une gymnastique verbale délicieuse et révèle ses talents méconnus de chanteur et danseur. Un anniversaire décapant pour un Bruno requinqué. Une reprise attendue !
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar et de la sprl Exquis Mots. Avec l’aide du Centre Culturel Régional Action Sud et de la Maison de la Culture de Tournai.
L’Allée du roi
du 22 au 30 mars 2012
Distribution
Auteur : Françoise Chandernagor, Jean-Claude Idée – Metteur en scène : Jean-Claude Idée – Interprétation : Jacqueline Bir
Résumé
Seul-en-scène royal Ultimes représentations !
Un soir de 1719, dans la bibliothèque du couvent où elle s’est enfermée, Françoise d’Aubigné revoit et revit quatre-vingt-quatre années d’une existence riche en contrastes et en péripéties. Au crépuscule de sa vie, cette femme au destin exceptionnel, partie de rien pour arriver à tout, découvre que « tout n’est rien »…
Née en prison, elle se retrouve mariée à 17 ans au célèbre poète Scarron, infirme qui la laisse veuve et sans le sou à 25 ans. Grâce à son intelligence et sa sensibilité, elle deviendra la gouvernante des enfants illégitimes de Louis XIV, qui tombera amoureux d’elle jusqu’à lui offrir le domaine de Maintenon avant de l’épouser en secret.
De l’obscure pauvreté de son enfance antillaise à la magnificence de Versailles, la future Marquise de Maintenon a traversé tous les milieux sociaux et tous les courants d’idées de son siècle. Pour l’incarner, Jacqueline Bir réunit tous les prodiges de son art. Sur les plus beaux airs baroques du XVIIème, elle chante et joue.
Après une carrière politique, Françoise Chandernagor se consacre à la littérature. En 1981, elle publie son premier roman L’Allée du roi : une intrusion fracassante dans un milieu littéraire qu’elle ne connaît pas ! Vendu à plus d’un million d’exemplaires, adapté à la télévision et au théâtre, le roman est également traduit dans le monde entier. Depuis, elle a écrit huit autres romans et une pièce de théâtre. Françoise Chandernagor est aussi administratrice de la Société des Lecteurs du Monde, membre du Prix Jean Giono et de l’Académie Goncourt depuis 1995.
Cette femme incarne un cheminement possible entre la France d’en haut et la France d’en bas. C’est un vrai personnage populaire et consensuel avec juste ce qu’il faut de zones d’ombre pour lui ajouter le charme du mystère.
Son destin a inspiré à Françoise Chandernagor une biographie romancée éblouissante, qui allie l’érudition, l’émotion et l’esprit. Jean-Claude Idée
C’est avec une sobriété majestueuse mais jamais ronflante que Jacqueline Bir joue la courtisane d’une classe imperturbable alors que souffle autour d’elle un tourbillon vertigineux de grandeur et de décadence.(Le Soir, mars 2008)
Une production du Théâtre Royal des Galeries.
Le 27 mars à 19h : conférence du philosophe Franck PIerobon (entrée libre sans réservation)
« J’ai cru jusque ici que c’était l’ignorance qui faisait les grands sots, et non pas la science. »
Henriette et Clitandre sont amants mais, pour se marier, ils doivent obtenir le soutien de la famille de la jeune fille. Son père et son oncle sont favorables à l’union, mais sa mère veut lui faire épouser Trissotin, un faux savant aux dents longues, plus intéressé par l’argent que par l’érudition.
Et voilà la famille partagée en deux clans : d’un côté, Chrysale, le père, et son frère Ariste ont bien perçu la duplicité de Trissotin, mais le maître de maison ne veut pas s’opposer fermement aux volontés de son épouse. De l’autre, la mère, Philaminte, et sa fille aînée, Armande, autrefois courtisée par Clitandre qu’elle a éconduit, sont rejointes par Bélise, la belle-sœur de Philaminte, vieille fille « fleur bleue fofolle » qui s’invente des soupirants du matin au soir. Leur trio forme le groupe des « femmes savantes », ridicules mais touchantes, convaincues du bel esprit de Trissotin.
Au risque de répéter un lieu commun, l’oeuvre de Molière reste étonnamment jeune. Quel propos plus moderne en effet que celui des Femmes savantes ? Dans un siècle – le nôtre – où l’intellectualisme a remplacé l’intelligence, où la limite devient indistincte entre connaissance et prétention, Les Femmes savantes apparaissent comme le plaidoyer nécessaire de la raison contre les envolées lyriques mais improductives. Leçon de réalisme, la pièce résonne aussi comme une violente défense de la sincérité et de l’honnêteté. Face à ceux qui se montent le bourrichon avec des mots et des idées, triomphent de la folie, finalement, ceux qui incarnent la mesure, le pragmatisme, la franchise et la vérité. Armand Delcampe
Enthousiasmé par le succès du Tartuffe ou l’imposteur, l’Atelier Théâtre Jean Vilar poursuit avec la grande tradition des « classiques bien montés ». On se souvient notamment des tournées du Malade imaginaire (monté dans sa version originale de comédie-ballet) et du Bourgeois gentilhomme, mais également d’une première version de Tartuffe (mise en scène par Armand Delcampe) programmée partout en France.
Une production de l’Atelier Théâtre Jean Vilar et du Festival Royal de Théâtre de Spa, avec la participation du Centre des Arts Scéniques. Avec le soutien de la Province du Brabant wallon
La Forêt
18 au 26 octobre 2012
Distribution
Auteur : Alexandre Ostrovski – Traduction et adaptation : Natacha Belova, Michèle Hubinon, Xavier Lukomski – Mise en scène : Xavier Lukomski – Avec : Olindo Bolzan (Vosmibratov), Paul Camus (Padveinev), Hélène Couvert (Axioucha), Brigitte Dedry (Oulita), Thibaut Delmotte (Piotr), Didier De Neck (Veinev), Jo Deseure (Gourmiskaia), Pierre Dherte (Milonov), Lazare Gousseau (Karp), Bernard Graczyk (Bodaev), Ilyas Mettioui (Boulanov) – Musiciennes : Bénédicte Chabot, Estelle Lannoy – Assistante mise en scène : Leila Putcuyps – Scénographie : Aurélie Deloche – Costumes : Lies Van Assche – Lumières : Xavier Lauwers – Son : Marc Doutrepont – Chargée de production et diffusion : Laetitia Noldé
Résumé
Comédie déraisonnable
Prenez une forêt d’une dimension, disons, raisonnable. Prenez la propriétaire de cette forêt d’un âge, avouons-le, franchement raisonnable. Prenez cette propriétaire en manque d’argent à cause de ses penchants déraisonnables pour un jeune homme pourtant à l’âge de déraison. Prenez un vendeur de bois, spécialiste de l’entourloupe et grand connaisseur des penchants humains. Prenez une gouvernante que son désir pour les hommes gouverne. Prenez deux comédiens, Veinev le comique et Padeveinev le tragique, tous deux plus pauvres que Job. Prenez ces deux comédiens qui, pour passer l’hiver au chaud, se font passer pour ce qu’ils ne sont pas. Prenez une jeune fille pauvre dont certains savent très bien quoi faire et d’autres pas du tout. Prenez le fils du marchand de bois qui aime, à raison, la jeune fille pauvre… et entre coups fourrés, quiproquos, pièges et roublardise, assistez à la rencontre hautement comique et inflammable de la morale et du commerce, de l’art et de la vie concrète, du théâtre et du réel !
Démocratie
du 20 au 22 novembre 2012
Distribution
Auteur : Michael Frayn – Version française : Dominique Hollier – Mise en scène : Jean-Claude Idée – Dramaturgie : Armand Delcampe – Avec : Jean-Pierre Bouvier (Willy Brandt), Xavier Campion (Ulrich Bauhaus), Alain Eloy (Günter Guillaume ), Jean-François Guilliet (Herbert Wehner ), Frédéric Lepers (Horst Ehmke ), Serge Maillat (Helmut Schmidt ), Fred Nyssen (Reinhard Wilke ), Freddy Sicx (Günther Nollau), François Sikivie (Arno Kretschmann ), Alexandre von Sivers (Hans-Dietrich Genscher ) – Assistant mise en scène : Jean-François Viot – Régie générale /lumières/ son : Manu Maffei – Régie son : Quentin Huwaert – Habilleuse : Emmanuelle Froidebise – Construction décors : Christophe Beaugé, Marc Cocozza, Mathieu Regaert, Vincent Rutten – Peinture décors : Carine Aronson – Direction technique : Jacques Magrofuoco
Résumé
Faufilez-vous dans les coulisses du pouvoir…
Démocratie nous plonge au cœur d’un des dix plus grands scandales d’espionnage de l’Histoire contemporaine.
Ce mois de mai 1974, c’est la stupeur : le Chancelier Willy Brandt, l’homme de la réconciliation des deux Allemagnes, le Prix Nobel de la Paix, démissionne ! On vient de découvrir que son assistant personnel, son homme de confiance depuis son accession au pouvoir, Günter Guillaume, est un espion de la redoutée police de la RDA, la Stasi. Observateur privilégié, l’agent double décompose sous nos yeux les rouages de la machine politique. Le scandale est énorme. Manipulations, atteintes à la vie privée… et qu’en est-il dans nos démocraties actuelles ?
Servie par une distribution franco-belge d’excellence, cette pièce aborde l’Histoire, analyse les enjeux du pouvoir et questionne les fondements de la démocratie. Un sujet peu abordé au théâtre, qui rend accessible la politique par le biais d’un texte intelligent. Un spectacle d’envergure qui sera présenté cette saison à Paris pendant six semaines (au Théâtre 14 Jean-Marie Serreau) puis à Bruxelles et en Wallonie.
Les Gens bien n’osent plus sortir le soir
27 au 30 novembre 2012 (complet)
Distribution
Auteur : Jean-Claude Grumberg – Mise en scène : Eric De Staercke – Avec : Caroline Lambert, Corentin Lobet, Dominique Rongvaux, Stéphanie Van Vyve, Barbara van Dievel – Régie : Benoît Cogels – Décor : Pierre Legrand, Pauline Picry – Musique : Sébastien Schmitz
Résumé
Humour grinçant
Vous saviez, vous, que les rouquins ont une odeur ? Et si votre patron vous demandait si vous êtes communiste ? Ou pédéraste ?
Ça ! De nos jours, les gens bien n’osent plus sortir le soir. Avec ces gnoufs, juifs, bougnouls et autres bicots. Même en vacances. Faut se méfier.
Les Gens bien n’osent plus sortir le soir regroupe des pièces coups de poing, drôles et féroces de Jean-Claude Grumberg, qui nous invitent à nous poser sérieusement la question de notre identité et de notre rapport à la différence. Et ne nous laissent pas y échapper…
Cette saison, Jean-Claude Grumberg est à l’honneur à l’Atelier Théâtre Jean Vilar. Après Les Gens bien n’osent plus sortir le soir, l’auteur sera à nouveau à l’affiche avec la reprise attendue de Moi, je crois pas, succès de la saison dernière.
Moi, je crois pas
du 4 au 8 décembre 2012
Distribution
Auteur : Jean-Claude Grumberg – Mise en scène : Vincent Dujardin – Avec : Eric De Staercke (Monsieur), Patricia Houyoux (Madame) – Lumières et son : Christophe Lecoq – Scénographie et costumes : Dimitri Shumelinsky – Régie plateau : Jean-Philippe Hardy, Louis Eylenbosch – Régie son/lumières : Gary De Beys – Construction décors : Marc Cocozza, Christophe Beaugé, Mathieu Regaert, Quentin Huwaert – Habilleuse : Emmanuelle Froidebise – Direction technique : Jacques Magrofuoco
Résumé
L’amour en charentaises
Quelque part entre l’univers de Beckett et des séries télévisées des années ‘60, un couple se chamaille à qui mieux mieux. Madame veut croire à tout et Monsieur à rien.
Jour après jour, bien installés dans leur salon, Monsieur et Madame s’affrontent en joutes verbales désopilantes. Ils s’insultent, plaident, menacent, argumentent, mêlant la mauvaise foi à l’ingénuité et l’absurdité au bon sens, chacun tentant d’imposer son dérisoire point de vue au regard de quelques évidences fondamentales. Dieu, Hitler, le yéti, l’évolution darwinienne, le lobby juif, rien n’échappe à leur misérable existence. Ainsi le temps, la vie même, passent et au bout du compte, Monsieur ne se souvient plus de ce à quoi il ne croyait pas et Madame a oublié ce à quoi elle croyait.
Un de la Canebière
13 au 21 décembre et le 31 décembre 2012
Distribution
Auteur : Vincent Scotto – Opérette marseillaise de : René Sarvil, Henri Alibert – Mise en scène : Frédéric Muhl Valentin – Adaptation : Frédéric Muhl Valentin – Adaptation musicale : Pascal Versini, Stéphane « Bouba » Lopez – Conseiller artistique : Cristos Mitropoulos – Chorégraphie : Martine Hebette – Lumières : Jean-Marie Prouvèze – Costumes : Virginie Breger – Avec : Laure Dessertine (Margot), Benjamin Falletto (Garopouloff et le Pélican), Barthélémy Giulj (Bienaimé), Léo Guillaume (Girelle), Amala Landré (Francine), Cristos Mitropoulos (Toinet), Edwige Péllissier (Tante Clarisse), Sonia Pintor i Font (Malou), Marc Pistolesi (Pénible), Pascal Versini (Piano, chant), Patrick Gavard-Bondet (Guitare), Stéphane « Bouba » Lopez (Contrebasse)
Résumé
Du soleil, de l’amour et des sardines
Les Carboni, troupe de théâtre forain marseillaise, se lancent dans un pari à leur mesure – c’est-à-dire parfaitement irraisonnable et déjanté ! – en reprenant cette opérette d’anthologie façon Commedia dell’arte.
12 comédiens, chanteurs et musiciens se jettent à corps perdu dans un cabaret bondissant, visages poudrés, pommettes peinturlurées, bretelles claquantes et marcels blancs.
En découle un spectacle insolent qui allie la tradition de l’opérette à une mise en scène audacieuse.
Rien ne va plus dans le petit port de pêche du Vallon des Auffes. Pour séduire deux jolies filles, Toinet et Girelle s’inventent propriétaires d’une usine de sardines à l’huile. Aidés par Pénible, un camarade poète lui-même amoureux d’une tierce jeune fille, ces joyeux drilles vont devoir aller au bout de leur mensonge, en usant et abusant de la légendaire faconde marseillaise. Ils s’empêtrent dans leur imposture, finissent par tomber dans le piège tendu par les trois belles – qui ne sont pas en reste au niveau des faux-semblants – et signent un contrat de vente de 500 000 boîtes de sardines.
Jacques et son maître
22 au 27 janvier 2013
Distribution
Auteur : Milan Kundera – Mise en scène : Nicolas Briançon – Avec : Nicolas Briançon, Yves Pignot, Sophie Artur, Philippe Beautier, Yves Bouquet, Gabriel Le Doze, Sophie Mercier, Alexandra Naoum, Patrick Palmero, Hermine Place – Assistant mise en scène : Pierre-Alain Leleu – Décor et costumes : Pierre-Yves Leprince – Assistante costumes : Christine Bernadet – Lumières : Gaëlle de Malglaive
Résumé
Hommage à Denis Diderot en trois actes
Librement adaptée du roman Jacques le Fataliste et son maître de Diderot, la pièce de Kundera célèbre l’amitié philosophique virile, savant mélange d’esprit et de chaleur humaine. Pour interpréter ces deux copains comme cochons, Yves Pignot et Nicolas Briançon s’en donnent à coeur joie. Et le plaisir de jouer se mêle à celui de penser.
Ce récit tout en digressions et en histoires dans l’histoire procure l’occasion idéale de ramener le théâtre à ses qualités les plus ludiques. Un claquement de doigt et le récit change de narrateur, de lieu, de personnage.
Diderot, Kundera… L’intelligence et le plaisir. Le Bonheur à l’état pur. Bonheur d’un texte en état de grâce, qui nous enchante et nous rend plus heureux. Intelligence de deux pensées qui, à plusieurs siècles de distance, dialoguent, s’interrogent et s’amusent, dans une lisibilité absolue qui nous fait croire à la vie.
Nicolas Briançon
Sur la route de Montalcino
du 19 au 24 février 2013
Distribution
Auteur : Jean-François Viot – Mise en scène : Olivier Leborgne – Avec : Grégoire Baldari, Michaël Manconi, Maud Pelgrims, François Sikivie, Alexandre von Sivers
Résumé
La douceur de la Toscane, la fragilité de la théorie
En route pour une discussion contradictoire devant le Pape, le chanoine belge Georges Lemaître, concepteur de la théorie du Big Bang et son plus farouche opposant, l’Anglais Fred Hoyle accompagné de son épouse, tombent en panne. Perdus dans la campagne toscane, ils se retrouvent pour une nuit dans une auberge typique.
S’ensuit une mémorable soirée de querelle métaphysique, arbitrée malgré lui par un aubergiste, Saint-Père de fortune.
Basée sur des faits historiques, Sur la route de Montalcino s’en écarte avec une joie évidente pour explorer une rivalité intelligente et pleine d’humour. Traitant avec une légèreté déconcertante d’un problème aussi scientifique que le Big Bang, la pièce invite à une réflexion sur le sens de l’existence, dans la douceur de l’été toscan.
Les Femmes savantes
du 5 au 9 mars 2013
Distribution
Auteur : Molière – Mise en scène : Armand Delcampe – Avec : Patrick Brüll, Morgane Choupay, Agathe Détrieux, Alain Eloy, Marie-Line Lefebvre, Julien Lemonnier, Pierre Poucet, Freddy Sicx, Julie Thiele, Cécile Van Snick, Jean-François Viot, Nathalie Willame
Résumé
Belle époque
Henriette et Clitandre sont amants mais, pour se marier, ils doivent obtenir le soutien de la famille de la jeune fille. Son père et son oncle sont favorables à l’union, mais sa mère veut lui faire épouser Trissotin, un faux savant aux dents longues, plus intéressé par l’argent que par l’érudition.
Armand Delcampe choisit de plonger dans l’univers « belle époque » des années ‘20. Gérald Watelet signe sa première création de décor et de costumes pour le théâtre. Un défi relevé de manière magistrale par ce grand monsieur qu’on connaît maître d’hôtel, chef, couturier, chroniqueur (Sans Chichis) et présentateur (C’est du belge).
Une reprise attendue pour ces Femmes savantes créées en plein air au Festival d’Anjou à Angers et au Festival des Jeux du Théâtre à Sarlat en juillet 2011. Cette saison, la pièce part en tournée à Versailles, Marseille, Tours, Nice, Arlon, Verviers, Ciney, Ath, Woluwé-Saint-Pierre, Sens et Binche début 2013.
Un Tango en bord de mer
12 au 15 mars 2013
Distribution
Auteur : Philippe Besson – Mise en scène : Patrice Kerbrat – Avec : Jean-Pierre Bouvier, Fred Nyssen
Résumé
Nuit trouble
Un bar d’hôtel en bord de mer, la nuit. Deux hommes esquissent les pas d’une danse compliquée, celle des retrouvailles. Ils se sont aimés à se faire mal, ils se sont perdus. Après des mois de distance, ils se retrouvent (par hasard ?) et interrogent leur amour.
Cette première pièce de Philippe Besson, virtuose de l’écriture dialoguée, a été montée à l’Atelier Théâtre Jean Vilar en septembre 2010. Plébiscités par le public et la presse, Jean-Pierre Bouvier et Frédéric Nyssen sont très attendus pour cette reprise. Deux acteurs de talent, également à l’affiche de Démocratie cette saison.
Les Gogmagog
26 décembre 2007
Distribution
Compagnie : Théâtre des 4 Mains – Auteur : Benoit de Leu de Cecil – Mise en scène : Marie-Odile Dupuis – Avec : Benoit de Leu de Cecil, Maud Lefebvre, Leila Putcuyps, Laetitia Salsano, Marc Weiss
Résumé
« Je m’appelle Ben. Je vis dans une famille de 5 personnes, mon père Armand, ma mère Isabelle, mon frère Charles et ma soeur Delphine. C’est moi le plus jeune de la famille. On dit que notre arrière arrière arrière arrière et encore arrière-grand-père était le dernier géant Gogmagog, et Gogmagog, c’est notre nom de famille. »
Ranelot et Bufolet
28 décembre 2007
Distribution
Auteur : Arnold Lobel – Mise en scène : Sophie Museur – Comédiens-manipulateurs : Bruno Bastin, Eric Giersé, Vera Van Dooren
Résumé
Un spectacle de marionnettes et conteurs.
Le printemps rit. Ranelot, jeune grenouille, se précipite chez Bufolet, son ami le crapaud : le moment est venu de sortir du sommeil de l’hiver.
Avec douceur et malice, les deux complices nous entraînent au fil des saisons… et les petites choses de la vie se transforment en aventures extraordinaires, parfois effrayantes mais toujours cocasses.
Un spectcale qui raconte le plaisir de prendre le temps, de se rouler dedans, de vivre avec bonheur des choses simples et quotidiennes.
Holly
29 décembre 2007 à 15h
Distribution
Auteur : Lara Hubinont – Mise en scène : Lara Hubinont – Auteur : Matthieu Donck – Avec : Jessica Batut, Gregory Carnoli, Aline Mahaux – Auteur : Théâtre Isocèle
Résumé
Chez Paul et Babette, le temps s’écoule au rythme des courses poursuites depuis le supermarché, de rock’n roll endiablés sur le temps de midi, de moments de rien, ponctués par les immanquables émissions de leur présentatrice favorite Holly sur Holly TV.
Son charme irréel et son humour sans faille vont séduire ces deux êtres et peut-être même les déboussoler…
Dans une société où les normes d’esthétique sont si présentes, comment trouver le chemin pour s’épanouir ?
Dans un style burlesque et musical, Paul et Babette tentent de trouver comme nous des réponses à ces questions.
Le Bureau des histoires…*
du 27 au 30 décembre 2011
Distribution
Auteur : Carine Ermans – Mise en scène : Sabine Durand – Avec : Carine Ermans, Benjamin van Thiel, Simon Elst, Jean-Dominique Kerignard
Résumé
Un salon vide avec juste un piano, une petite table et un téléphone en bakélite. Sur les murs de papier peint aux motifs noirs et blancs, on devine les traces de tableaux qui ont été suspendus là il y a des années, et aussi l’emplacement d’une ancienne cheminée. Une fenêtre ouvre sur la nuit qui tombe. Quatre personnages se retrouvent dans ce « Bureau » hors du temps pour accomplir une tâche de la plus haute importance : répondre aux appels pressants de personnes en demande d’histoires avant d’aller dormir…
Au Jardin
le 26/12 à 11h et 15h
Distribution
Avec : Gwennaëlle La Rosa, Geoffrey Magbag – Mise en scène : Charlotte Fallon – Auteur : Théâtre de la Guimbarde
Résumé
En mêlant le théâtre, la vidéo, les ombres découpées, la peinture, le dessin et les animations simples, « Au Jardin » propose aux tout-petits une expérience visuelle ludique et active. Un spectacle où les images se construisent et se transforment, où le réel et l’imaginaire s’entremêlent par la grâce de deux magiciens.
Dans la gare de Petit-Sart-Les-Pois, le temps s’écoule, rassurant. Secouée par le passage du tout proche TGV, la petite station survit grâce à quelques navetteurs fidèles, à son vieux chef de gare un peu bougon et à Elise Sonnette, l’employée à tout faire ! Et puis un jour…
Tohu-Bohu
28 décembre 2009 à 15h
Distribution
Auteur : André Borbé – Avec : Hervé Borbé, Patrick Shouters, Calo Marotta
Résumé
Quelle effervescence, quelle dose d’énergie ! Ca pétille, ça fait des bulles et ça croustille. Un délicieux mélange d’optimisme et de folie. Une jolie formule pur toute la famille. André Borbé accompagné de trois musiciens de talent nous offre un concert qui gigote, qui remue. Et qui fait du Tohu-bohu. Un vrai coup de coeur !
Waff !
26 décembre 2008 à 15h
Distribution
Mise en scène : Caroline Leboutte – Avec : Scarlett Schmitz, Yvan Tjolle – Auteur : Colas Gutman
Résumé
Aujourd’hui, c’est son anniversaire ! Ils sait ce qu’il va recevoir : un chien ! C’est ça qu’il a demandé : un grand chien, avec des longs poils… « Je vais le dresser », il a dit. Mais seulement, voilà… « Waff ! » c’est une histoire tout en moquette et en chansons, qui parle de désillusions, de vraies, de fausses larmes et de rencontre.
Héron ascendant Rivière
Distribution
Auteur : Vincent Cuvellier – Mise en scène : Daniel Tanson – Avec : Nathalie de Pierpont, Cédric De Lièvre
Résumé
D’une naissance à l’autre, voici l’histoire tendre et cocasse des premières fois. En suivant chaque moment de la vie avec le regard curieux de tous les âges qui en jalonnent le cours. Petits instantanés de pure poésie, avec des voix, des mélodies et des couleurs. Gracieux comme loe vol du héron remontant la rivière.
L’Epouvantable Petite Princesse
28 décembre 2008 à 15h
Distribution
Auteur : Geneviève Damas – Mise en scène : Ariane Buhbinder – Avec : Sacha Kremer, Geneviève Damas, Béatrice Wegnez, Chantal Lempereur
Résumé
En voilà une histoire ! Plus une phrase ! A peine quelques lettres éparpillées ! Pas la moindre ligne à laquelle se raccrocher ! Il ne reste qu’un tas de matelas, immaculés comme une page blanche. Pourtant, il va bien falloir la faire arriver, cette « Epouvantable Petite Princesse » ! Mais comment, avec un Roi René et une Reine Irène qui ont déjà tout essayé ? Nous voilà dans de beaux draps ! Et si nous appelions l’Auteur ? Qu’il nous sorte de là !
Avanti
28 décembre à 15h
Distribution
Mise en scène : Pierre Richards – Avec : Gérard Corbion, Patricia Gomis, Jeannine Gretler
Résumé
Au début, presque rien : un petit lopin de terre tout rond, quelques pierres (oud es pommes de terre?), presque pas de bruit, presque pas de vie.
Quand tout à coup, la lumière s’allume ! Commencent alors à exister trois créatures ventrues, fessues et bossues, avec pour seul bagage une drôle de démarche et un air ahuri ; ils ont peur, forcément, c’est le début. Ils ne savent rien, rien de rien. Il leur faut tout découvrir, tout inventer, tout apprendre : Avanti !
Alors, du bout de leurs doigts jusqu’au bout de leurs orteils, du bout de leurs orteils jusqu’au bout de leur « champ », ils explorent et expérimentent tout, par hasard, par accident, par le jeu et par instinct aussi. Au moyen de gestes et de mimiques, le trio s’invente et nous invente ainsi « un monde à part ».
Grouba
29 décembre 2006 à 15h
Distribution
Mise en scène : Tania Malempré – Avec : Fred Malempré, Marc Malempré, Didier Laloy
Résumé
Ils sont trois. Trois musiciens énigmatiques, farceurs et quelque peu… décalés. Ils viennent montrer sur scène leurs complicités, petites farces et rivalités à coup de jeux, à coup de notes. De brouilles en réconciliations, de violon en cornemuse, ces trois prodiges nous emmènent dans un univers complètement farfelu : un voyage joué, dansé, chanté, parlé en langue imaginaire où chacun se frotte à l’univers de l’autre, l’envahissant, le bousculant, le partageant.
Un petit chat dans un grand sac
30 décembre 2006 à 15h
Distribution
Avec : Nathalie de Pierpont, Stéphane Groyne – Mise en scène : Bernard Massuir
Résumé
Quand un chat part en voyage, qu’emporte-t-il dans son sac ? Tout au fond, bien au chaud, bien cachés, les secrets d’un gros gourmand et la malice de mémé qui valse en froufrous.
La Malédiction de Camberwell
27 décembre 2005 à 15h
Distribution
Mise en scène : Sophie Museur – Avec : Jérôme Poncin, Tof Lefèvre, Anaïs Pétry
Résumé
Le mystère plane à Camberwell. Des événements terribles s’y déroulent. Sidney Parker, jeune inspecteur de police sans talent, va devoir affronter l’Etrange. Sa lâcheté et sa maladresse vont-elles perdre ?
Des Bêtises du Bout des Doigts
28 décembre 2005 à 15h
Distribution
Avec : Lara Hubinont, Kim Leleux – Mise en scène : Sylvie de Braekeleer
Résumé
Drôle d’enfant que cette petite Augustine ! Une petite fille pas très gentille. Une marionnette coquine, pas si méchante que ça au fond.
Le Gardien de l’Horloge
29 décembre 2005 à 15h
Distribution
Avec : Alain Delval
Résumé
Le gardien de l’horloge est un homme très heureux. C’est sa bien-aimée horloge qui, heure après heure, lui indique ce qui est à faire dans l’île et dans le monde. En échange, il s’en occupe, la cajole et la chérit comme doit le faire un bon gardien.
Et voilà qu’un visiteur inattendu, un petit garçon pleurnichard, vient rompre sa solitude, troubler la convenance des heures et mettre tout sens dessus dessous…
Un spectacle baigné de musique, un poétique berceau de tendresse et de douceur.
Smirta
les 27, 28 et 29 décembre 1995 à 14h30
Distribution
Auteur : Danielle Renauld – Avec : Stanislas Drouart – Mise en scène : Yves-Marie Costadau
Résumé
Un merveilleux conte ; un grand livre d’images parsemé de lumière, d’étoiles, de monstres, de marionnettes tendres ou cruelles, et de musique.
Un Homme de Compagnie
du 4 au 9 octobre 1994
Distribution
Auteur : Jean Louvet – Mise en scène : Armand Delcampe – Assistanat : Yann Bittner – Maquillages : Françoise Joset – Avec : Patricia Houyoux, Marie-Line Lefebvre, Armand Delcampe, Pascal Racan, François Sikivie, Bernard Sens
Résumé
François a encore tout : emploi, argent, aisance. Il le pressent : cette sécurité est fragile.
Jérémie, lui, plus âgé, a déjà perdu son emploi, mais il garde l’espoir d’une société qui bannirait l’exclusion sociale ; il conserve le regard d’un homme pour qui l’utopie ne serait pas tout à fait éteinte.
Un soir, c’est la rencontre des deux hommes.
Pas dans un salon.
Aux alentours d’une poubelle.
Un débat dur, serré, s’engage entre les deux hommes. Ils s’apprivoisent, se lient d’amitié.
Et le clochard-philosophe entraîne François dans un voyage initiatique au pays de l’exclusion sociale.
Le Visiteur
du 4 au 14 avril 1995
Distribution
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt – Mise en scène : Gérard Vergez – Décor : Carlo Tommasi
Résumé
Un soir, à Vienne, après l’Anschluss. Sigmund Freud se prépare à fuir le nazisme. Sa fille Anna vient d’être arrêtée par la Gestapo. Le savant est seul, malade, inquiet. Un étrange visiteur s’introduit chez lui. Qui est-il ? Peut-être un mythomane qui vient de s’échapper d’un asile ou alors un envoyé divin ou, incroyable, Dieu lui-même. Le doute remet en question les certitudes du père de la psychanalyse. Rêve éveillé, projection de ses propres questions, mystification, Papa Freud ne sait plus…
Léo Ferré chante Ferré (spectacle annulé)
du 7 au 10 octobre 1992
Distribution
Léo Ferré
Résumé
Nous vous convions à un nouveau rendez-vous de l’amitié avec ce grand poète, toujours en train de réinventer les murmures et les fracas, de se raconter et de parler de nous-mêmes avec ses débordements de mots et ses cris, avec sa violence et sa tendresse. Sa voix incomparable monte du tumulte du « bas-fond », claque comme un fouet et épouse fiévreusement les passions de la vie.
Le Souper
du 13 au 26 février 1991
Distribution
Auteur : Jean-Claude Brisville – Mise en scène : Jean-Pierre Miquel – Avec : Claude Brasseur, Claude Rich, Laurent Roy, Serge Krakovsky
Résumé
Un souper historique mettant face à face deux talents de la politique, mais aussi du théâtre : Claude Brasseur : Fouché et Claude Rich : Talleyrand.
Tous les coups sont permis.
Claude Rich a été nominé au Molière du meilleur acteur pour ce spectacle.
Présenté par Théâtre Actuel.
Quelque part dans cette vie
Distribution
Avec : Pierre Dux et Jane Birkin – Auteur : Israël Horovitz – Avec la voix de : Jean-Pierre Kalfon.
Résumé
Spectacle annulé suite au décès de Pierre Dux le 1/12/1990.
Jacob Brackish (Pierre Dux), qui fut longtemps professeur de littérature et d’histoire de la musique au Collège de Gloucester, vieillit seul. On dit qu’il va bientôt mourir. Il doit embaucher une gouvernante. La jeune femme Kathleen Hogan (Jane Birkin), maladroite et sensible, va bientôt découvrir ses faiblesses, qui ne sont pas celles qu’il avoue. Curieuse et perspicace, elle va progressivement l’amener à se révéler, et à lui dire le grand secret de sa solitude.
Et la voix de Chuck Thomas, le présentateur familier des émissions musicales, ponctue les silences et les aveux…
Chaos
30 septembre au 3 octobre 2014
Distribution
Auteur : Mika Myllyaho – Mise en scène et adaptation : Jean-Claude Idée – Avec : Isabelle Paternotte, Stéphanie Van Vyve et Nathalie Willame
Résumé
Pour lancer la saison au Théâtre Jean Vilar, nous avons choisi de vous offrir cet énergique portrait de trois femmes au bord de la crise de nerfs, joué à guichet fermé en mars dernier dans notre petite salle. Une écriture finlandaise émergente à découvrir (première création en français).
Sofia est enseignante dans une école qui va bientôt fermer ses portes. Julia, thérapeute, a une liaison avec un patient bipolaire. Emmi, la soeur de Julia, est journaliste et se bat pour obtenir la garde de son enfant.
Ces trois amies partagent les aléas et les mésaventures de la vie des femmes d’aujourd’hui. Entre les conflits amoureux, professionnels, familiaux, la pression est telle qu’il est bien souvent difficile de maîtriser la violence de ses émotions.
Marsiho
6 au 17 octobre 2014
Distribution
Auteur : André Suarès – Par : Philippe Caubère – Adaptation et mise en scène : Philippe Caubère – Lumières : Philippe Olivier – Sons : Jean-Christophe Scottis – Direction technique et régie lumière : Claire Charliot – Régie son : Mathieu Faedda
Résumé
Avec « Marsiho » (Marseille en provençal) d’André Suarès, Philippe Caubère nous emmène dans le Sud. Seul sur scène, il dialogue avec la ville qui l’a vu grandir. Le comédien fait renaître le Marseille du début du XXe siècle, ses bruits, ses activités, ses scènes de genre, sa galerie truculente de personnages… La ville millénaire, sublime et fangeuse, est rendue dans toute sa complexité, ses mélanges, ses paradoxes, au travers d’une prose teintée de poésie et de sensualité.
La Danse du Diable
9 au 18 octobre 2014
Distribution
Auteur : Philippe Caubère – Mise en scène et interprétation : Philippe Caubère – Lumières : Roger Goffinet – Direction technique et régie lumière : Claire Charliot – Régie son : Mathieu Faedda
Résumé
Présentée pour la première fois en 1981, « La Danse du Diable » est un spectacle autobiographique qui avait fait l’événement à sa création. Cette reprise est un véritable cadeau pour le public car, 33 ans plus tard, la magie reste intacte… Pendant trois heures, Philippe Caubère tient son auditoire en haleine grâce à son talent et sa présence ensorcelante. Il est irrésistible, à la fois bouleversant et terriblement comique, il fait mouche à chaque réplique. On vit avec lui son enfance et son adolescence au pays provençal. On y croise De Gaulle, Sartre, Mauriac, Malraux, Johnny, Roger Lanzac, Lucien Jeunesse, Gaston Defferre, François Billoux, les vedettes des années 50-70. Mais surtout on rencontre Claudine Gautier, mère de l’auteur et son double imaginaire qui emporte tout son petit monde à un train d’enfer grâce à son bagout intarissable.
« J’ai monté la première « Danse du Diable » en 1981, alors que j’avais 31 ans. Aujourd’hui, j’en ai 63. J’avais envie depuis très longtemps de remonter ce spectacle autobiographique. Aujourd’hui, cette recréation, c’est un peu mon « Temps retrouvé »… »
« Je dédie « La Danse du Diable » à Jean Babilée, immortel interprète du ballet « Le Jeune homme et la mort » qu’il créa à 20 ans et reprit à mon âge. »
Philippe Caubère
Le Mariage de Figaro
21 au 24 octobre 2014
Distribution
Auteur : Beaumarchais, Mozart – Adaptation et mise en scène : Jean Hervé Appéré – Collaboration artistique : Gil Coudène – Direction musicale : Pierre Gallon – Avec : Guillaume Collignon (Figaro), Antoine Lelandais (Figaro), Pauline Paolini (Suzanne), Bérangère Melh (Suzanne), Antonine Bacquet (La Comtesse), Pierre Audigier (Le Comte), Audrey Saad (Chérubin), Stéphan Debruyne (Bartholo), Marie Némo (Marceline), André Fauquenoy (Bazile), Frédéric Barthoumeyrou (Bri d’Oizon), Agnès Mir (Double Main) – Musiciens : Damien Fourchy (hautbois), Jean Brice Godet (clarinette), Jonathan Jolin (clarinette basse), Nicolas Bénedetti (trombone à coulisse) – Assistante à la mise en scène : Mélanie Le Duc – Chorégraphies : Guillaume Jablonka – Pantomime : Valérie Bochenek – Masques et décors : Stefano Perocco – Perruques : Alex Bonnefoy – Costumes : Delphine Desnus – Lumières : Edwin Garnier
Résumé
Rien ne va plus au château d’Aguas Frescas ! Le valet Figaro se prépare à épouser le soir même Suzanne, la femme de chambre de la Comtesse Almaviva. Mais la journée se transforme en une véritable course d’obstacles : le Comte tente de séduire la future mariée tandis que Marceline, la femme de charge du domaine, veut obliger Figaro à l’épouser, et Chérubin, amoureux de toutes les femmes de la maison, perturbe les plans des protagonistes par ses tentatives de séduction…
Heureusement, tout rentrera dans l’ordre au terme de cette folle journée et le couple pourra enfin s’unir ! C’est le peuple qui triomphe et Figaro ne manque pas d’exprimer ses griefs à l’égard des aristocrates, représentés par le Comte : « Noblesse, fortune, un rang, des places : tout cela rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus… »
Les Pâtissières
4 au 21 novembre 2014
Distribution
Auteur : Jean-Marie Piemme – Mise en scène : Nabil El Azan – Avec : Chantal Deruaz, Christine Guerdon et Christine Murillo
Résumé
Adieu parfums de caramel et effluves de vanille : Mina, Flo et Lili, les sœurs de la pâtisserie Charlemagne, ont dû fermer boutique. Elles reviennent sur les circonstances qui les ont forcées à vendre, décrivent une époque qui préfère les produits industriels à la qualité « fait main » et règlent leurs comptes avec l’ennemi commun : le promoteur immobilier qui a racheté la maison…L’histoire pourrait être triste, mais c’est tout le contraire ; la fantaisie des personnages l’emporte et le spectacle régale autant les zygomatiques que les neurones. Un délice servi avec panache par des actrices de renom !
Cerise sur le gâteau, l’auteur belge Jean-Marie Piemme a reçu le Prix de la Meilleure pièce (Centre des Ecritures Dramatiques – Wallonie Bruxelles) pour « Les Pâtissières ».
La Famille du collectionneur
27 novembre au 17 décembre et 31 décembre 2014
Distribution
Auteur : Carlo Goldoni – Adaptation et mise en scène : Daniela Bisconti – Avec : Maroine Amimi, Aurélia Bonta, Toni D’Antonio, John Dobrynine, Emmanuel Guillaume, Manon Hanseeuw, Frédéric Lepers, Nicolas Ossowski, Valéry Stasser, Cécile Van Snick, Alexandre von Sivers – Assistante à la mise en scène : Agathe Cornez – Scénographie et costumes : Charly Kleinermann, Thibaut De Coster – Lumières : Alain Collet – Décor sonore : Laurent Beumier – Régie générale / régie lumière : Manu Maffei – Régie son : Eric Degauquier – Régie plateau : Jean-Philippe Hardy, Louis Eylenbosch – Habilleuse : Emmanuelle Froidebise – Maquillages : Martine Lemaire – Construction décor : Laurent Notte, Jean-Philippe Hardy, Louis Eylenbosch – Confection des costumes : Sarah Duvert, Charly Kleinermann, Thibaut De Coster – Direction technique : Jacques Magrofuoco
Résumé
Anselme, collectionneur passionné de médailles et autres antiquités, dilapide la fortune familiale en objets soi-disant précieux. Autour de lui gravitent des intrigants, une femme de chambre rusée, un duo belle-mère/bru conflictuel : le cocktail parfait pour chambouler toute la maisonnée !
Une comédie mordante et rythmée resituée dans les années ’50.
Daniela Bisconti s’entoure de 11 comédiens pour donner vie à ce texte du génial Carlo Goldoni, le célèbre auteur vénitien qui a révolutionné le théâtre italien.
Le Rêve d’Ariane ou Le Quatuor raconté aux enfants
dimanche 21 décembre 2014 à 15h
Distribution
Avec : Delphine Veggiotti, le Quatuor à cordes Alfama
Résumé
Embarquez pour un conte musical vitaminé où créativité rivalise avec malice. On voyage à Vienne et Paris à la rencontre de Mozart et Debussy. Puis, dans la froide Russie, Chostakovich nous révèle son langage codé… mais chut… c’est un secret !
Miss Ouifi et Kóubrev font des expériences
dimanche 28 décembre 2014 à 10h et 15h
Distribution
Cie des Mutants – Ecriture et mise en scène : Dirk Opstaele – Avec : Fanny Hanciaux, Marc Weiss
Résumé
Dans leur atelier, Miss Ouifi et Kóubrev explorent les quatre éléments : la terre, le feu, l’air et l’eau. Miss Ouifi voudrait être la première femme à marcher sur la lune. Kóubrev est l’assistant de Miss Ouifi, il est un peu amoureux d’elle, mais n’ose pas le lui avouer.
Il est maladroit, elle est méticuleuse.
Il est drôle, elle est autoritaire.
Il est espiègle, elle est émouvante…
Borgia, comédie contemporaine
15 au 28 janvier 2015
Distribution
Auteur : Thomas Gunzig – Mise en scène : Jean-Michel d’Hoop – Avec : Cyril Briant, Sébastien Chollet, Bruce Ellison, Pierre Jacqmin, Emmanuelle Mathieu, Héloïse Meire, Fabrice Rodriguez, Anne Romain, Coralie Vanderlinden, Isabelle Wéry – Costumes et marionnettes : Natacha Belova – Assistée de : Bia Kaysel, Zoé Pautet, Valérie Perin, Françoise Van Thienen, Noémie Vincart – Scénographie : Aurélie Deloche, Jean-Michel d’Hoop – Assistés de : Louison De Leu – Cinéma d’animation : Yoann Stehr – Chef-opérateur et photos : Robin Montrau – Musique : Pierre Jacqmin – Création lumières et régie : Benoît Ausloos – Combat : Emilie Guillaume – Déléguée de production : Catherine Ansay – Assistée de : Marina Yerlès – Assistantes : Céline Decastiau, Amalia Rodriguez – Régie vidéo : Jean-Philippe Hardy – Construction décor : Louis Eylenbosch, Jean-Philippe Hardy – Avec l’aide de : l’équipe technique de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Résumé
Pour sa nouvelle création, Jean-Michel d’Hoop réunit son équipe autour d’une envie commune de se pencher sur la famille, ce cadre aux contours flous qui constitue pour nous tous, qu’on le veuille ou non, notre patrimoine.
Il nous invite à pénétrer dans une maison de famille, à ouvrir les portes cadenassées et explorer les pièces interdites, à traquer les dysfonctionnements derrière le masque de la normalité. Un spectacle qui se veut non pas une fresque historique mais, une frasque familiale.
Parce que raconter une histoire de famille, c’est presque raconter l’Histoire. Chacun a la sienne, unique et fantastique (le surréalisme n’est jamais loin), et pourtant toutes se rejoignent pour donner une certaine image de l’Homme. Les générations qui nous ont précédés sont encore là si on veut bien les voir. Ecoutez ! Les fantômes nous parlent…
Discours à la nation
3 au 7 février 2015
Distribution
Auteur : Ascanio Celestini – Texte et mise en scène : Ascanio Celestini – Adaptation française : Patrick Bebi – Interprétation : David Murgia – Composition et interprétation musicale : Carmelo Prestigiacomo – Création lumières : Danilo Facco – Scénographie : Chloé Kegelart – Régie lumière : Manu Savini – Régie son : Philippe Kariger – Avec l’aide de l’équipe technique de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Résumé
Avec sa langue inimitable, à la poésie sautillante, à l’humour ravageur ; avec sa conscience politique et un véritable amour des « petites gens »; avec son sens aigu de la musicalité des mots ; avec tout ça, Ascanio Celestini a construit en quelques années une grande œuvre de théâtre.
Evoquant une nouvelle fois la relation entre la classe dominante et la classe dominée, Celestini renverse ici son point de vue : ce sont à présent les puissants qui parlent.
Au milieu d’un tas de caissettes en bois, avec férocité et un plaisir ostensible, David Murgia donne vie à ces politiciens ou chefs d’entreprise dont le discours, débarrassé de son vernis de respectabilité, se pare d’un grotesque aussi comique qu’effrayant. La docilité du peuple, la démission des syndicats, le marché globalisé, tout cela est salué par des personnages hilares et dénués du moindre remords.
Entrecoupant ces discours de petites historiettes riches de sens dont il a le secret, Celestini produit un spectacle tout simplement magistral, où l’on rit aux éclats mais qui met aussi le doigt sur les aberrations de nos sociétés modernes.
Et, accompagné par la guitare de Carmelo Prestigiacomo, David Murgia livre au passage une prestation saisissante, confirmant son immense talent.
Prix du public Festival Off/Avignon 2013.
Meilleur spectacle de Théâtre
Prix de la Critique 2013.
Meilleur spectacle
Vivons heureux en attendant la mort
10 au 14 mars 2015
Distribution
Auteur : Pierre Desproges – Mise en scène : Fabrice Gardin – Interprétation : Dominique Rongvaux – Scénographie : Pierre Martens – Lumière : Félicien Van Kriekinge – Avec l’aide de l’équipe technique de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Résumé
« Il faut vivre avec les morts, surtout quand ils sont bien vivants. ». Pierre Desproges ne se prenait pas pour un con, mais, fort heureusement, il ne nous prend pas pour des imbéciles non plus. Ce qu’il écrit est intelligent, érudit et pourtant drôle. « Pourquoi riez-vous ? J’aimerais tellement vous émouvoir… », disait-il.
Et il y arrivait, à faire rire et à émouvoir, car son talent résidait dans la réplique cinglante autant que dans la pudeur des vérités. Derrière la gaieté du clown se cachait (à peine) un métaphysicien de la vie. L’esprit ouvert, la plume acérée, Desproges maniait la critique ironique sur bon nombre de sujets.
Le temps d’une décennie, il a pulvérisé l’humour à la radio, à la télé et dans ses livres. Son rire était vital, car il touchait aux régions de l’âme où ça fait mal. « Ça fait moins mal quand on en a ri », disait-il.
L’occasion de redécouvrir au-delà de l’humoriste un auteur à l’écriture ciselée.
« Dominique possède le style, le phrasé, le rythme, la stature pour faire passer les textes de Desproges. Ce n’est pas un comique, ni d’ailleurs un humoriste, c’est un comédien sensible qui comprend ce qu’il dit et le fait admirablement bien comprendre aux autres. N’est-ce pas le plus important ? ».
Fabrice Gardin
Métallos et dégraisseurs
10 au 13 février 2015
Distribution
Auteur : Patrick Grégoire – Mise en scène : Patrick Grégoire – Réalisation des entretiens : Raphaël Thiéry – Avec : Jacques Arnould, Michèle Beaumont, Lise Holin, Alexis Louis-Lucas, Raphaël Thiéry – Costumière : Rozenn Lamand – Décors : René Petit – Création sonore et régie son : Alexis Louis-Lucas – Administration : Tiziana Melis – Relations publiques : Agnès Billard – Avec l’aide de : l’équipe technique de l’Atelier Théâtre Jean Vilar
Résumé
En 1779, le premier haut-fourneau est installé à Sainte-Colombe. 200 ans plus tard, la fabrique emploie jusqu’à 600 salariés. Le bruit de son activité se fait entendre dans tout le village et rythme la vie des habitants, génération après génération. Aujourd’hui propriété d’Arcelor Mittal, elle n’emploie plus que 50 personnes et ses jours semblent comptés.
Le comédien Raphaël Thiéry est lui-même fils de métallo, dernier d’une famille de 12 enfants. Cette histoire, c’est la sienne, celle de Sainte-Colombe. Par ce spectacle, il a voulu raconter, témoigner, recueillir. Magnéto en bandoulière, il est parti à la rencontre de ces témoins du développement de l’ère industrielle qui a résonné dans le village pendant plus de deux siècles. A partir des témoignages enregistrés, son complice Patrick Grégoire a rédigé. Et parce qu’un bon spectacle vaut mieux que mille discours, voici la fresque de 150 ans de vie ouvrière déroulée par 25 personnages et jouée par 5 comédiens.
Ce spectacle généreux et ludique nous conte l’histoire de ce village mais aussi celle de millions d’hommes et de femmes d’une classe qui a été happée dans le tourbillon de la révolution industrielle avant d’être engloutie par la révolution financière. Une fresque dont le traitement joyeux contraste finement avec le sujet abordé. Un juste équilibre.